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Hommes politiques - Députés - Sénateurs

BOUCHET Paul Emile Brutus (1840-1815)

87eme division (Columbarium)
lundi 8 février 2010.
 

Député des Bouches du Rhône

Paul-Emile Brutus BOUCHET voit le jour le 28 décembre 1840 à EMBRUN (HAUTES-ALPES)

Décédé en 1915.

représentant à l’Assemblée nationale en 1872, et député de 1876 à 1885, né à Embrun (Hautes-Alpes), le 28 décembre 1840, fit son droit à Paris, puis s’inscrivit au barreau d’Embrun. 11 commença à s’occuper de politique lors des élections municipales de 1869 ; il était conseiller d’arrondissement des Hautes-Alpes à la chute de l’Empire.

Le gouvernement du 4 Septembre le nomma substitut du procureur de la République ; mais il quitta ces fonctions en mars 1871. fut compromis dans le mouvement insurrectionnel de Marseille et emprisonné préventivement, pendant trois mois, puis acquitté ; mais l’ordre des avocats lui interdit de rentrer au barreau.

C’est alors qu’il fut élu représentant des Bouches-du-Rhône, à l’élection complémentaire du 7 janvier 1872. Il avait été, le 8 octobre de l’année présente, élu conseiller général de son département pour un des cantons de Marseille.

A l’Assemblée nationale, il siégea à l’union républicaine (extrême gauche), et vota le plus souvent avec ce groupe. Il se prononça contre le gouvernement du 24 mai et contre la démission de Thiers, contre la loi des maires, pour la dissolution de l’Assemblée, et, le 25 février 1875, pour l’ensemble des lois constitutionnelles.

Réélu le 20 février 1876 dans la 3e circonscription de Marseille, il combattit le ministère du Seize-Mai et fut des 363 ; son mandat fut confirmé le 14 octobre 1877. 11 siégea alors dans la majorité, parmi ceux des députés radicaux qui suivirent les inspirations de Gambetta ; il vota, cependant, l’amnistie plénière chaque fois qu’elle fut proposée, ainsi que la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

M. Bouchet avait abordé quelquefois la tribune. Il fut encore réélu le 21 août 1881, mais cette législature marqua la fin de sa carrière politique. Poursuivi comme un des administrateurs de la Société financière, le Zodiaque, pour contravention à la loi sur les sociétés, et condamné, le 10 décembre 1884, à huit mois de prison et dix mille francs d’amende, il en appela de ce jugement, obtint la réduction de sa peine à quatre mois de prison et 3,000 francs d’amende, et quitta la France presque aussitôt.

Après avoir purgé sa peine, il serait allé s’établir au Tonkin. Il serait mort en 1915, le lieu du décès est inconnu.

Il repose dans le columbarium, case 6316.

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)