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Artistes peintres - Illustrateurs - Dessinateurs

BERTHET Suzanne, Sonia Borenstein dite (1903-1990)

87eme division (Columbarium)
dimanche 7 février 2010.
 

Artiste peintre

Suzanne Berthet voit le jour en 1903 et est décédée à Paris en 1990.

LYON. SONIA BORENSTEIN, UN PEINTRE EN EXIL...

En 1990, Suzanne Berthet, peintre oubliée de tous, disparaît sans éclat médiatique. Peu de temps après, Benoît Giraud, Docteur en Histoire de l’Art lyonnais, expert international auprès de l’ONU, croise la route de son neveu, qui vit dans la banlieue lyonnaise. Héritier de la collection de sa tante, lui -même arrivé au terme de sa vie, il cherche celui qui pourra, en achetant ses toiles, redonner force et vie à Sonia Borenstein, sa tante, morte sous le nom d’emprunt de Suzanne Berthet.

Née à Varsovie en 1903, dans une famille de la haute bourgeoisie juive polonaise, Sonia Borenstein mène une existence protégée. Très jeune, elle révèle ses dispositions pour la peinture. Elle suit les cours de l’Ecole des Beaux-Arts de Varsovie. Ses œuvres d’alors semblent sereines. Puis viennent les années de cendres et la fuite de cette Pologne qui la rejette.

Elle vint à Paris en 1925 pour étudier la peinture.

Sonia Borenstein disparaît et renaît sous le nom de Suzanne Berthet. Commence alors pour l’artiste une vie d’exilée. D’abord réfugiée au Maroc, puis à Toulouse, elle se fixe définitivement à Paris. Sonia Borenstein travailla principalement en compagnie de Chagall, Soutine, Kats.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle entra dans la clandestinité et fut active au sein de la résistance dans le Midi de la France.

En 1947, elle s’installa au Maroc où elle épousa un pharmacien, puis aprés son divorce douze ans plus tard, elle se remaria avec le photographe et et sculpteur Jules Geiger.

Suzanne Berthet exposa ses oeuvres à Paris, Casablanca, Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem.

Elle fut récompensée d’un premier prix lors d’une exposition organisée par le Centre Rachi en 1954 à Paris.

Certaines de ses toiles sont révélatrices de ces espaces temps partagés avec ses camarades d’exil. D’autres témoignent de ses enracinements provisoires, du Maroc à Paris, d’Israël à Toulouse, où elle créa et exposa. Lumineuse et forte, son œuvre, près de 300 huiles, gouaches et dessins, révèle les lignes de fractures de la vie de cette artiste discrète. Elle laisse peu de traces de sa vie propre, ni photos, ni écrits.

Décédée en 1990, elle repose dans le columbarium case 20 806.

Sources : Article de Sylviane Sarah Oling. TJ 2001 (Extraits) et divers.

Encyclopédie des peintres et sculpteurs par Adrian Darmon.