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Esotérisme - Philosophie - Positivisme

LAFFITTE Pierre (1823-1903)

17eme division (4eme ligne, U, 25) Sépulture en reprise administrative.
mardi 2 février 2010.
 

Positiviste, successeur d’A. Comte

Pierre Laffitte voit le jour à Béguey le 21 février 1823. Décédé à Paris en 1903.

Disciple du philosophe Auguste Comte et à la mort de ce dernier en 1857, il devint le président des éxécuteurs testamentaires du Maître.

Il succéda à A. Comte comme chef de la religion positiviste.

Dès 1880, Le Dictionnaire universel des contemporains, le Vapereau, le présente comme un " philosophe français" qui aprés la scission de l’école positiviste, dont une suivit Emile Littré, ouvrit dans l’ancien appartement même du Maître, des cours hebdomadaires d’histoire, de morale, de mathématiques.

Le discours d’ouverture de ses leçons sur l’histoire générale de l’humanité fut publié en 1859.

On retiendra que Pierre Laffitte a contribué à transformer le parti Républicain en un vrai parti de gouvernement. On souligne également les rapports trés tendus entre Charles Maurras et Pierre Laffitte.

C. Maurras consacra un article au philosophe positiviste dans la Gazette de France en 1903 : " Les travaux de M. Laffitte se distinguent par la clarté, la verve, du naturel et cette aisance qui font défaut à Auguste Comte. Ses articles, ses livres, ses cours, ont indiqué plus d’un correctif heureux et d’un amendement habile ou sage à la philosophie^positive".

Cortège funèbre de Pierre Laffitte (1903)

A Paris P. Laffitte fut un brillant conférencier et dispensait aussi son enseignement dans d’innombrables conversations au café Voltaire où se réunissait le Félibre de Paris. Il apparaissait comme un positiviste républicain, mais foncièrement conservateur.

L’oeuvre écrite de Pierre Laffitte est considérable, publiée par l’éditeur E. Leroux, par la Société positive de Paris, ou dans la Revue Occidentale.

Plaque de P. Laffitte et plaque J.F Magnin Posées toutes deux sur la sépulture à l’origine, l’une de ces plaques a été enlevée et déposée plus loin, ce genre d’acte est préjudiciable à une bonne gestion du patrimoine ancien (R.DF)

Il obtint, en 1884, la chaire d’histoire générale des sciences au Collège de France, demandée en vain par Auguste Comte. Il écrivit également de nombreux articles. Il dirigea la Revue occidentale jusqu’en 1897 et mourut à Paris en 1903.

Il repose dans la 17e division, non loin du Maître, dans une sépulture en triste état.

Repose également dans cette tombe Jean Fabien Magnin, décédé en 1884, également disciple d’Auguste Comte.

Voir aussi : Pierre Laffitte

Autour d’Auguste Comte