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Acteurs - Directeurs de théâtres - Arts de la scène

PAULIN MENIER Jean René Paul LECOMTE dit (1822-1898)

49eme division (16eme ligne, R, 14)
jeudi 28 janvier 2010.
 

Artiste dramatique

Jean René Paul Lecomte, plus connu sous le nom de Paulin Ménier voit le jour à Nice en 1822.

Né de parents français, sa mère et son père son comédiens. Sa mère, au cours de ses tournées le promena à travers l’Europe.

Son père, eut lui aussi quelques succès au théâtre, à l’Ambigu et à la Porte st Martin dans le Chasseur noir. Il était donc normal que le jeune Ménier ait des prédispositions pour l’art théâtral.

Francisque Sarcey a dit de lui "qu’il était plus l’homme d’un rôle, plus qu’un grand comédien".

Ce fut pourtant par la peinture qu’il débuta. Mais il quitta promptement le pinceau et la palette comprenant qu’il faisait fausse route.

Paulin Ménier dans le rôle de Chopart

C’est au théâtre Comte qu’il parut pour la première fois. Ce début ne fut guère remarqué. Le jeune artiste ne se révéla vraiment aux parisiens que dans le rôle de Grimauddes Mousquetaires à l’Ambigu, en 1855.

Le succès fut immense et, dès lors, Paulin marcha de succès en succès. On le vit dans La Closerie des genêts, aussi plein de verve, aussi entrainant qu’il avait été vieux, taciturne et grognon sous les traits du vieux valet Grimaud.

Mais le rôle de Chopart, dans Le Courrier de Lyon, consacra définitivement sa célèbrité naissante. Il en fit un type des plus des plus saisissants et qui est resté fameux au théâtre.

Depuis Paulin a été successivement applaudi dans Roquelaure, l’Oncle Tom, Le Château des Tilleuls, Les Cosaques à l’Ambigu en 1877.

On le vit aussi dans La Famille Trouiat, à la Renaissance, en 1874, il reprend Le Juif polonais à l’Ambigu en 1877, Quatre vingt treize à la Gaité en 1880, Le Juif errant à la Porte Saint Martin et créa encore en 1888, la Grande marnière.

Il mourut à Paris, aprés une retraite bien méritée, dans son petit appartement du boulevard des Filles-du-Calvaire, qu’il occupair depuis quarante ans.

Il repose dans la 49e division.

Sources : cet article reprend dans sa presque totalité l’article nécrologique de Paul Paulin Ménier paru le 18 mai 1898 dans l’Abeille de la Nouvelle-Orléans.(APPL 2010)