Navigation







Auteurs dramatiques - Comédiens - Acteurs - Arts de la scène

KOLTES Bernard Marie (1948-1989)

14eme division
lundi 25 janvier 2010.
 

Auteur dramatique

Bernard-Marie Koltès est un auteur dramatique français, né à Metz le 9 avril 1948 et mort à Paris le 15 avril 1989.

Bernard-Marie Koltès est né dans une famille bourgeoise de Metz. Violent, solaire et ancré dans la révolte comme celle de Jean Genet, tout en s’initiant à la musique de Jean-Sébastien Bach avec l’organiste Louis Thiry. Après avoir vu, à l’âge de vingt ans, Maria Casarès dans Médée, Hubert Gignoux, alors directeur du TNS Théâtre national de Strasbourg, lui propose d’intégrer l’école du TNS ; il y entre en section scénographie, puis y réalise une dizaine de mises en scène.

Il commence alors à écrire pour le théâtre. En 1970, il monte sa propre troupe de théâtre, le « Théâtre du Quai » ( président : [Renaud Fritz]) et écrit L’Héritage que Maria Casarès lit pour la radio. Entre un passage au Parti communiste français (1974-1978), de nombreux voyages en Amérique latine, en Afrique et à New York, Koltès crée de nombreuses pièces, comme le long monologue écrit pour Yves Ferry La Nuit juste avant les forêts, qui est montée en off au Festival d’Avignon en 1977 par l’auteur, puis à sa demande, par Moni Grégo au CDN de Lille.

Son théâtre, en rupture avec la génération précédente du théâtre de l’absurde, est une recherche permanente sur la communication entre les hommes. Koltès a conçu le personnage de Roberto Zucco, à partir d’un fait divers. Au début des années 1980, il rencontre Patrice Chéreau qui devient son metteur en scène. Mais l’écrivain, malade, décède à quarante-et-un ans du SIDA.

Bernard-Marie Koltès, dont les textes sont traduits dans une trentaine de langues, est un des dramaturges français les plus joués dans le monde. En février 2007, avec Retour au désert, il entre au répertoire de la Comédie Française, dans une mise en scène de Muriel Mayette, mais une controverse avec ses ayants droit conduit à l’annulation des représentations.

Le théâtre de Koltès, fondé sur des problèmes réels, exprime la tragédie de l’être solitaire et de la mort. Son écriture accentue la tension dramatique et le lyrisme de ses pièces. [référence nécessaire]Comme les auteurs absurdes, il se sent exilé. Cependant Koltès se fonde sur des racines classiques : Marivaux, Shakespeare dont il traduit Le Conte d’hiver, que l’on retrouve dans Roberto Zucco, Rimbaud et Claudel, dont il retient l’idée de communion avec le spectateur lors du théâtre. Théâtre de révolte, Koltès est homosexuel dans un monde hétérosexuel. En Afrique, il voit la culture africaine écrasée par les Européens. Ce sujet devient la pièce Combat de nègre et de chiens. Après une visite en Amérique, il écrit Quai Ouest, sur un frère et une sœur dans une culture étrangère.

Dans Prologue & autres textes, il écrit de manière explicite son sentiment d’étrangeté face au théâtre et à la culture de son temps : alors que le film de kung-fu Le Dernier Dragon n’a reçu pratiquement aucune critique et peu de spectateurs à Paris - « encore un film de kung-fu » - il se propose, en sortant des films habituellement au cinéma, de cracher à terre de dépit en disant « encore un film d’amour ». Car la supériorité des films de kung-fu, termine-t-il, c’est qu’ils parlent le mieux d’amour tandis que les films d’amour parlent "connement de l’amour, mais en plus, ne parlent pas du tout de kung-fu". De même, dans Dans la solitude des champs de coton mais aussi la plupart de ses pièces, les relations humaines sont envisagées parfois sous une perspective ethnologique (les êtres humains se rencontrent comme des chiens et des chats, sur des problèmes de territoire), voire une perspective économique (le deal comme métaphore des relations entre individus et moteur d’une rencontre).

Sources : Wikipédia et divers.