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Ecrivains - Dramaturges - Arts de la scène et de l’écran

FAUCHOIS René (1882-1962)

16eme division
lundi 25 janvier 2010.
 

Ecrivain et dramaturge

René Fauchois est un écrivain français, dramaturge et acteur de théâtre, né le 31 août 1882 à Rouen (Seine-Maritime), mort le 10 février 1962 à Paris.

Librettiste de Gabriel Fauré et de Reynaldo Hahn, auteur de nombreuses pièces, tragédies et comédies mêlées, René Fauchois est aujourd’hui principalement connu comme l’auteur de Boudu sauvé des eaux, comédie adaptée pour la première fois au cinéma par Jean Renoir (Boudu sauvé des eaux), et plusieurs fois depuis.

René Fauchois arrive à Paris en 1897, pour devenir acteur, et rapidement travaille aux côtés de Mounet-Sully puis de Sarah Bernhardt. Sa première pièce comme auteur, un drame, Le Roi des Juifs, est montée au théâtre de l’Œuvre à Paris, en 1899. Il poursuit dés lors une double carrière d’acteur et d’auteur, jouant fréquemment dans ses propres pièces. En 1915 et 1916, trois de ses pièces sont créées à la Comédie Française : La Veillée des armes, L’Augusta et Vitrail.

Après la guerre, il se tourne d’avantage vers la comédie, créant lui-même, en 1919, le personnage du libraire Lestingois, libéral et charnel, dans son Boudu sauvé des eaux, rôle proche de lui qu’il reprend sur scène en 1925, aux côtés de Michel Simon.

René Fauchois fut un proche de Max Jacob et de Sacha Guitry, et a fait plusieurs apparitions dans des films de Guitry, notamment dans Remontons les Champs-Elysées et dans Le Destin fabuleux de Désirée Clary.

Homme d’action, René Fauchois a fondé, avec Georges de Wissant, le Syndicat des auteurs dramatiques, dont il fut le secrétaire.

Il fut président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en 1955-1956, et membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen de 1930 à 1962.

Citations :

Paul Léautaud note dans son Journal, à la date du 4 octobre 1940, avoir rencontré Fauchois (dont il n’aimait guère les œuvres) : « Un air romantique avec ses longs cheveux presque blancs, son visage d’acteur ; il joue et a joué souvent ses propres pièces. Une nature chaude, ardente, généreuse ».

René Fauchois évoque ses précoces débuts de dramaturge : « Je ne sais que trop le tort que je me suis fait en publiant trop tôt. Mais je n’ai vécu que de mes talents ! Je n’avais pas de rentes et je n’avais pas de métier ! J’ai fait mes exercices en public, comme un jeune acrobate qui devrait vivre en faisant son apprentissage ! En même temps que je me cassais le nez, j’apprenais à mieux réussir mes tours. » Correspondance avec le poète et écrivain normand Charles Théophile Féret, 1926.