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Révolution - Empire - Restauration

AUGEREAU Pierre François Charles, maréchal de France (1757-1816) (59)

59eme division (2eme ligne, AE, 14)
mercredi 30 novembre 2005.
 

Maréchal de France

Pierre François Charles Augereau est né à Paris en 1757 dans une famille très modeste. En 1773, il s’engage à dix sept ans dans l’armée de Prusse, puis dans l’armée de Naples. Il s’établit maître d’escrime à Naples. Il rentre en France à la Révolution et s’engage dans la Garde Nationale. Cinq années plus tard, il est général de division dans l’armée d’Italie. Son premier exploit militaire est la prise du château de Ceva en avril 1796, sous le commandement du général Bonaparte. C’est un homme d’un grand courage, sa bravoure s’illustre à Lodi le 10 mai 1796 où il s’élance sous un feu nourri des autrichiens. Son intervention, le 3 août 1796, lors de la bataille de Castiglione, est déterminante pour la victoire. A Arcole, le 15 novembre, il s’élance sur le pont à la tête de ses troupes. Bonaparte lui accorde son estime et sa confiance malgré les rumeurs sur sa rapacité et ses exactions. Augereau est envoyé à Paris pour mater la poussée royaliste. C’est le coup d’état du 18-fructidor. Augereau, comme à son habitude, se montre terriblement efficace. Il exécute au pied de la lettre tous les commandements du Directoire. Il est nommé alors commandant d’un corps de l’armée du Rhin. Proche des Jacobins, Augereau est élu député au conseil des Cinq-Cents pour le département de la Haute-Garonne. Il décline l’invitation au banquet en l’honneur du général Bonaparte. Augereau est de prime abord opposé au coup d’état du 18 brumaire. Il se rallie néanmoins au Consulat le matin même en embrassant Bonaparte. Augereau est très critique sur le nouveau régime, notamment sur le Concordat., malgré cela, il est fait maréchal sur la liste de 1804, il assiste au sacre de l’Empereur. Il reçoit le commandement du VIIe corps de la grande armée de septembre 1805 à février 1807. A la bataille d’Iéna, le 14 octobre 1807, il bat les Saxons et écrase le corps de Rüchel venu à la rescousse de l’armée prussienne. A la bataille d’Eylau, le 8 février 1807, il est malade. Il se fait attacher sur son cheval dés le début de la bataille.

Son corps d’armée se perd dans une tempête de neige alors qu’il doit attaquer le centre de l’armée russe. Les troupes sont décimées par les canons ennemis. Blessé au bras, il regagne la France. Il reçoit le titre de duc de Castiglione le 19 mars 1808. Il rejoint l’Espagne. Ses premiers combats sont des victoires à la tête de l’armée de Catalogne, mais bientôt suivies d’une série de défaites.

L’Empereur renvoie alors Augereau dans ses terres. Le maréchal ne sera rappelé que pour la campagne de Russie de 1812 où il lui confie un corps de réserve. Augereau est présent lors de la défaite de Leipzig, du 16 au 19 octobre 1813. Sa bravoure et sa défense acharnée lui regagnent la faveur de Napoléon.

Pendant la campagne de France en 1814, l’Empereur lui confie le corps d’armée posté à Lyon. Augereau, qui a reçu l’ordre de couper les lignes de communications de l’armée de Bohème, refuse le combat. Le 16 avril 1814, il lance une proclamation où il enjoint à ses soldats d’adopter la cocarde blanche et dénonce Napoléon comme un tyran. Lors des Cent-Jours, l’Empereur le raye de la liste des maréchaux et lui donne le qualificatif de « traître à la France » lorsque le maréchal vient lui proposer ses services. A la Restauration, Louis XVIII l’écarte également. Augereau se retire sans ses terres. Il meurt à la Houssaye en 1816 sans postérité, d’une maladie de poitrine.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)