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WALDECK-ROUSSEAU Pierre (1846-1904)

2eme division
jeudi 14 janvier 2010.
 

Homme politique

Pierre Marie René Ernest Waldeck-Rousseau, voit le jour à Nantes (Loire-Atlantique) le 2 décembre 1846 et mort à Corbeil-Essonnes le 10 août 1904.

Homme politique français. Il est célèbre pour avoir participé à la légalisation des syndicats par la loi du 21 mars 1884 dite Loi Waldeck-Rousseau ainsi que la loi relative au contrat d’association de 1901. Il a également dirigé le gouvernement le plus long de la IIIe République.

Fils d’un avocat réputé, René Waldeck-Rousseau, ardent républicain qui avait été député de l’Assemblée Constituante en 1848 et maire de Nantes (1870-1874), Pierre fait son droit à la Faculté de Poitiers et présente sa thèse à Paris. Avocat au barreau de Saint-Nazaire, il participe à la rédaction du journal l’Avenir puis il s’installe à Rennes en 1873 et se fait élire député en 1879 comme membre de l’Union républicaine, soutenant à la Chambre les Opportunistes. Il devait exercer ce mandat parlementaire pendant dix ans.

Il devient ministre de l’Intérieur dans l’éphémère gouvernement Léon Gambetta (où il conserve son poste du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882) puis dans le second gouvernement de Jules Ferry (23 février 1883 - 6 avril 1885). C’est alors qu’il se fait l’avocat de la liberté d’association, déposant une première proposition de loi dès 1882. Il est à l’origine de la loi relative à la liberté des associations professionnelles ouvrières et patronales votée le 21 mars 1884 , dite "loi Waldeck-Rousseau" .

Après la chute du gouvernement Ferry, le 30 mars 1885, Pierre Waldeck-Rousseau s’éloigne peu à peu de la vie politique nationale. De retour dans son pays natal, il se marie et s’attache à agrandir le domaine familial de Vilhouin. En 1886, il s’inscrit au barreau de Paris et reprend ses activités d’avocat à partir de 1889, se spécialisant dans les affaires financières de justice et faisant de son cabinet l’un des plus réputés de la capitale.

Il renoue avec la vie parlementaire en se faisant élire sénateur dans le département de la Loire en 1894 à l’occasion d’élections partielles. Candidat à l’élection présidentielle de 1895, il n’obtient que 184 voix au premier tour contre 338 à Henri Brisson et 244 à Félix Faure.

Dans une France déchirée par l’Affaire Dreyfus, « républicain modéré mais non modérément républicain », il contribue à la constitution du Bloc républicain et occupe les fonctions de président du Conseil des ministres du 22 juin 1899 au 3 juin 1902 (voir gouvernement Pierre Waldeck-Rousseau) succédant à Charles Dupuy et étant à son tour remplacé par Émile Combes.

Il cumule ses fonctions avec les portefeuilles de ministre de l’Intérieur et des Cultes. Investi le 26 juin 1899, ce gouvernement de « défense républicaine » très hétéroclite comprend dans ses rangs des républicains progressistes, des radicaux, le général Gaston de Galliffet, qui avait participé à l’écrasement de la Commune en 1871, tout comme le socialiste Alexandre Millerand. C’est la première fois qu’un socialiste participe à un gouvernement de la IIIe République.

Waldeck-Rousseau décide la révision du procès Dreyfus à Rennes. Il soutient aussi des lois sociales : le 30 mars 1900 une loi sur le travail des femmes et des enfants est promulguée suivie le 30 septembre d’une loi qui abaisse à onze heures la durée du travail journalier.

Il réussit enfin à faire voter une loi qui lui tient depuis longtemps à cœur : la loi relative au contrat d’association est adoptée par le Sénat le 22 juin 1901, votée par la Chambre des députés le 28 juin, et promulguée le 1er juillet. Exaspéré par les interventions des congrégations religieuses dans les affaires politiques, il a voulu les soumettre au droit commun mais le Parlement vote un texte plus sévère que celui prévu par le président du conseil. Il mène le Bloc des gauches au succès lors des élections législatives de 1902 mais, souffrant du cancer du pancréas qui devait l’emporter deux ans plus tard, il démissionne dès le 3 juin 1902. En 1902 il fut blessé lors d’un accident de voiture.

Le monument en 2005, avec sa porte en bronze...

Il s’oppose au Sénat à l’application rigoureuse faite par son successeur à la loi de 1901, déplorant qu’on ait transformé une «  loi de contrôle en loi d’exclusion ». Waldeck-Rousseau a été jusqu’au bout une grande figure libérale du parti républicain

Le monument en 2010, la porte en bronze a disparu...