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BRISSON Pierre (1896-1964)

2eme division
jeudi 14 janvier 2010.
 

Directeur de presse

Pierre Brisson (1896-1964) est un ancien directeur du Figaro jusqu’en 1964, date à laquelle il décède accidentellement. Fils de Adolphe Brisson (journaliste et écrivain) et de Madeleine Brisson (nom de plume Yvonne Sarcey) Petit Fils de Francisque Sarcey (critique de théâtre)

Après avoir été directeur littéraire du journal, il en prend la tête puis saborde le journal en novembre 1942 lorsque les allemands occupent la zone libre.

Pierre Brisson reprend sa direction à la Libération. Il imprime à son journal ses convictions : anticommunisme, défense de la démocratie parlementaire, réconciliation avec l’Allemagne, unité européenne, alliance atlantique.

Ces convictions font préférer Le Figaro au Monde pour Raymond Aron qui rejoint Brisson en 1947. François Mauriac, André Siegfried, André Gide, collaboreront au Figaro de Pierre Brisson, qui représente une sorte d’âge d’or du journal.

Sous la IVe République, Pierre Brisson exerce une importante influence sur la classe politique. Par delà son anticommunisme, il combat farouchement le RPF de Charles de Gaulle. Il n’admet cependant la décolonisation de l’Algérie qu’en 1960.

Il s’oppose à l’actionnaire principal sur la gestion du journal, formulant sa position : « en accord avec le capital, mais indépendant de lui ». Pour régler le conflit, il fait voter une loi taillée sur mesure : la loi Brisson.

Bibliographie :

Vingt ans de figaro 1938 - 1958. Au Hasard des Soirées Du Meilleur au Pire Molière sa vie dans ses oeuvres Les deux visages de Racine Tchékov et sa vie Autre Temps Sycorax Les Lunettes Vertes Le Lierre Le théâtre des années folles

Il repose dans la 2eme division avec son épouse Yolande Laffon (Yolande Chamoux : 1895-1992) elle tourna des années 30 aux années 50. on la vit en particulier en 1936 dans le Mayerling de Anatole Litvak.

Repose également dans cette sépulture Adolphe Brisson (1860-1925) : critique littéraire, qui reprit, à la mort de son père, la direction des Annales politiques et littéraires que ce dernier avait fondé. Il en fut un chroniqueur avec sa femme, Yvonne Sarcey, fille du critique Francisque Sarcey.