Navigation







Sciences et Techniques - Mathématiques - Géométrie

HACHETTE Jean Nicolas Pierre (1769-1834)

18eme division (2eme ligne, V, 22)
mercredi 13 janvier 2010.
 

Mathématicien et géométre

Jean Nicolas Pierre Hachette, voit le jour à Mézières dans les Ardennes le 6 mai 1769. mort à Paris le 16 janvier 1834,

Fut un mathématicien français, considéré comme le principal continuateur de Gaspard Monge en géométrie. L’enseignement de géométrie descriptive qu’il assura dans les grandes écoles et à l’Université imprégna toute une génération de savants et de techniciens, et prépara l’essor de la géométrie projective au XIXe siècle.

Fils d’un libraire de Charleville, il étudie tout d’abord au collège de la ville puis à celui de Reims. En 1788, il retourne à Mézières, où il est nommé à l’École royale du génie de Mézières comme dessinateur servant d’aide aux professeurs de physique et de chimie. En 1793, il devient professeur d’hydrographie à Collioure et à Port-Vendres. Il envoie à Gaspard Monge, alors ministre de la marine, plusieurs articles scientifiques, dans lesquels il traite de quelques questions de navigation par la géométrie. L’influence de ce dernier lui permet d’obtenir un rendez-vous à Paris. Il est ensuite appelé à la suppléance de Claude Joseph Ferry, professeur à l’école de Mézières et nommé député à la Convention.

Vers la fin de 1794, quand l’École Polytechnique est établie, il est nommé adjoint de Monge dans le département consacré à la géométrie descriptive. Là, il a comme élèves célèbres Poisson, François Arago et Fresnel. Accompagnant Guyton de Morveau dans son expédition, au début de l’année 1794, il était présent à la bataille de Fleurus, et est entré à Bruxelles avec l’armée française. Il fit partie de l’expédition d’Egypte.

Il devient ensuite professeur de mathématiques à l’école des pages. Il reçoit le doctorat ès sciences en 1809 et est nommé en 1810 professeur adjoint auprès de Gay-Lussac à la faculté des sciences de Paris, en charge d’un cours de géométrie descriptive[1], et à l’École normale.

En 1816, à l’accession de Louis XVIII, il est privé de son poste à l’École polytechnique. Le consentement royal nécessaire pour l’élection de Hachette à l’Académie des sciences n’est pas obtenu en 1823 ; il ne viendra qu’en 1831, après la révolution de juillet 1830.

Hachette a été porté en estime pour sa conduite privée, aussi bien que pour ses accomplissements scientifiques et pour le service de l’État. Ses travaux concernaient principalement la géométrie descriptive et ses applications aux « arts » et à la construction mécanique. Il a perpétué l’enseignement de géométrie de Monge, et a contribué également dans une large mesure au développement du machinisme en France suite à l’établissement de l’École Polytechnique.

Ses principaux travaux sont :

Collection des épures de géométrie, etc. (1795 et 1817) ; Traité élémentaire des machines (1811) ; Deux Suppléments à la Géométrie descriptive de Monge (1811 et 1818) ; Applications de géométrie descriptive (1817) ; Éléments de géométrie à trois dimensions (1817) ; Traité de géométrie descriptive, etc. (1822) ; Correspondance sur l’École Polytechnique (1804-1815). Il a aussi publié un certain nombre d’articles dans les journaux scientifiques de l’époque. Pour une liste de ces publications, consulter le Catalogue of Scientific Papers de la Royal Society of London ; ou encore : François Arago, Œuvres (1855) ; et Silvestre, Notice sur J. N. P. Hachette (Bruxelles, 1836).

Il est mort à Paris le 16 janvier 1834. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (18ème division).

Sources : « Jean Nicolas Pierre Hachette », dans Encyclopædia Britannica, 1911.

« Jean Nicolas Pierre Hachette », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang [sous la dir. de], Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, 1878.