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Théâtre - Danse - Arts de la scène

BERNHARDT Sarah, Henriette Rosine Bernard dite (1844-1923)

44eme division (1ere ligne, N, 20)
lundi 14 novembre 2005.
 

La divine

Célèbre actrice de théâtre française née à Paris le 22 octobre 1844, Henriette Rosine Bernard dite Sarah Bernhardt a marqué son époque et est encore de nos jours l’objet d’un culte et d’une renommée posthumes que peu d’artistes ont atteint.

Elle fut surnommée la voix d’or ou la divine eu égard à son immense talent.

Elle est toujours considérée comme la plus grande actrice du XIXe siècle. Elle suivit les cours du conservatoire, à sa sortie, elle entre à la Comédie Française en 1862, elle la quitte en 1866 pour entrer à l’Odéon.

De sa liaison avec le Prince de Ligne, naît Maurice en 1864, le seul enfant qu’elle aura.

Elle a alors vingt ans. Le père refusera de reconnaître l’enfant. Le prince tentera par la suite de se rapprocher de son fils qui le repoussera sans cesse.

Maurice Bernhardt est un jouisseur, un bon vivant ayant deux passions : les femmes et le jeu. Il réclamera sans cesse de l’argent à sa mère, qui ne lui refusera jamais rien. Elle lui confiera même la direction et la gestion des théâtres qu’elle achètera. Il mènera au bord de la faillite les affaires de sa mère. Il ira jusqu’à prélever chaque soir la recette pour assouvir ses passions. Il aura, malgré tous ses travers, une relation fusionnelle avec Sarah.

Elle sera révélée dans Le passant, de François Coppée en 1860. Elle sera la reine fabuleuse dans Ruy Blas en 1872. Sa notoriété et son triomphe lui vaudront d’être rappelée à la Comédie Française ou elle joua dans Phèdre en 1874 et Hernani en 1877.

Sarah Bernhardt à l’Opéra (René Lelong)

Elle claque la porte et démissionne avec éclat en et crée sa propre compagnie. Elle part jouer et faire fortune au-delà de nos frontières.

Elle fera la rencontre de Thomas Edison à New York, elle y enregistrera une lecture de Phèdre dur cylindre. En 1893, elle revient en France où elle dirige le Théâtre de la Renaissance, puis le Théâtre des Nations où elle incarne la Dame aux camélias d’Alexandre Dumas fils. En décembre 1894, elle confie la création de ses affiches à Alfons Mucha et ce, pendant plus de six années, ce qui donne un second souffle à sa carrière.

Obsèques de Sarah Bernhardt (1923)

Elle reçoit la Légion d’Honneur en 1914. A l’âge de soixante dix ans, elle est amputée d’une jambe, elle ne cessera pas cependant de jouer. Ce fut aussi une des rares actrices du XIXe siècle à tourner pour le cinéma muet. Son premier film fut le Duel d’Hamlet en 1900. En tout, elle en tourna huit, dont deux œuvres autobiographiques, le dernier ayant pour titre Sarah Bernhardt à Belle-île en 1912. C’est une description de sa vie quotidienne.

Sa vie fut très riche en récits et anecdotes. On lui prête des bontés pour Gustave Doré, Georges Clarin, Mounet-Sully, Lou Tellegen.

Elle se mariera en 1882 à Londres avec un acteur d’origine grecque Aristides Damala, mais , ce dernier, toxicomane dépendant , lui fait délaisser ce mari dont elle restera malgré tout l’épouse légitime jusqu’à la mort du jeune acteur en 1889, à trente quatre ans. Elle apporta son soutient à Emile Zola lors de l’affaire Dreyfus.

Elle fut l’auteur de nombreuses pièces de théâtre et de quelques livres.

Obsèques de Sarah Bernhardt (1923) Mme Edmond Rostand et son fils Maurice au cimetière du Père Lachaise.

Sur la fin de sa vie, on raconte qu’elle dormait dans un cercueil de bois de rose dans lequel elle fut inhumée.

Sarah Bernhardt mourut à Paris le 22 octobre 1923.

Sarah Bernhardt - La parisienne éternelle - CAP 24

Crédit photos des obsèques : Sources Gallica (2016)

(APPL 2016)