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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

CERFBEER Frédéric Théodore (1786-1842)

7eme division (4eme ligne, AE, 25)
mardi 29 décembre 2009.
 

Consul de France

Frédéric Théodore Cerfbeer voit le jour à Stasbourg le 27 octobre 1786.

Décédé en mer le 22 octobre 1842.

Consul de France. Secrétaire du Commissariat impérial dans les iles Ioniennes en 1909.

Consul de France à New York, à la Nouvelle-Orléans, puis à Haïti de 1827 à 1842.

Grièvement blessé lors du tremblement de terre survenu au Cap Haïtien en 1842, il décède en mer lors de son rapatriment en France.

Monseigneur J.M. Jan, Evêque du Cap de 1929 à 1953, dans sa « Documentation religieuse » publiée en 1972 par les Editions Henri Deschamps, eut à nous faire ainsi le récit de cet événement douloureux :

« Le samedi 7 mai 1842, deux jours après la fête de l’Ascension, on entendit vers les 5 h et demie de l’après-midi comme le bruit d’un tonnerre souterrain, accompagné de plusieurs secousses si violentes qu’en moins de quelques secondes, la ville du Cap fut transformée en un vaste champ de ruines ; tellement subites que la plupart des habitants n’eurent le temps ni de fuir, ni de se dire un suprême adieu. Trois personnes furent ensevelies sous les décombres de la cathédrale et plusieurs milliers sous les décombres de leurs maisons. Au moment où la ville s’écroulait, le ciel fut tellement obscurci par les tourbillons de poussière que l’on aurait dite une nuit complète. La mer se précipita sur la ville, jusque dans les maisons qui bordent le quai et se retira aussitôt, fort heureusement. Mais les commotions en ébranlant les profondeurs avaient amené à la surface tant de vase et de détritus de toutes sortes que l’eau était noire dans tout le rade.

Le sol s’entrouvrit de toutes parts en longues crevasses mais peu larges, ayant la plupart, la direction du nord au sud et quelquefois croisées par des fissures perpendiculaires.

Pour comble d’horreur, on entendit les cris terrifiants des victimes ensevelies sous les ruines ou se consumaient sous les ardeurs de l’incendie éclatant au milieu des décombres, pour achever l’œuvre de destruction.. Affolés par la terreur, ceux qui avaient pu fuir passèrent la nuit sur les places publiques et à la Fossette...

Aucun signe précurseur ne s’était manifesté pendant la journée. L’air était calme, le ciel pur et serein.

Durant toute la nuit, il y eut de fréquentes oscillations et de violentes commotions. Bien plus, les trépidations du sol se répétèrent chaque jour et quelquefois à plusieurs reprises pendant près d’un mois. La population allait passer toutes les nuits sur les places ouvertes.

La catastrophe ne se borna pas à détruire le Cap, elle renversa presque toutes les villes du Nord, Port-de-Paix, Gonaïves, Fort-Liberté et dans la République Dominicaine, Santiago, Puerto Plata, etc.".