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Révolution - Empire - Restauration

GAU DES VOVES Joseph François (1748-1825)

24eme division (13eme ligne, R, 20)
lundi 28 décembre 2009.
 

Député de l’Yonne

Joseph, François GAU DES VOVES voit le jour le 21 août 1748 à STRASBOURG (BAS-RHIN).

Décédé le 31 août 1825 à PARIS.

Député au Conseil des Cinq-Cents, né à Strasbourg (Bas-Rhin) le 21 août 1748, mort à Paris le 31 août 1825, fut commissaire-ordonnateur avant la Révolution, et, de 1789 à 1792, directeur des fonds au ministère de la Guerre.

Le comité de salut public le nomma, après le 9 thermidor, secrétaire d’Aubry, alors chargé d’organiser l’armée. Il fut dénoncé de ce chef, par Villetard, à la Convention nationale. Le 23 vendémiaire an IV, élu député de l’Yonne au Conseil des Cinq-Cents, il fut exclu de toute fonction législative, non seulement parce que son beau-frère était en émigration, mais encore et surtout parce qu’il avait été le secrétaire d’Aubry, en vertu de la loi du 3 brumaire.

Voici deux lettres qu’il écrivit à ce sujet : « Paris, le 17 brumaire an IV de la République. « Je soussigné J.-F. Gau, député au Corps législatif, déclare avoir un beau-frère émigré. La présente déclaration pour être soumise au Corps législatif, seul juge de la validité de mon élection. Signé : GAU. » « Paris, le 30 frimaire, l’an IV de la République. Gau, représentant du peuple, à ses collègues formant la commission chargée de la vérification des pouvoirs. « L’archiviste a dû vous remettre, citoyens collègues, la déclaration que j’ai faite aux archives, le 17 brumaire dernier, lorsque, appelé au Corps législatif par le décret qui leva mon arrestation, je crus devoir m’y présenter. N’ayant assisté à aucune assemblée primaire ni électo rale, puisque j’étais à cent lieues de mon département lorsque j’ai été nommé, et n’étant inscrit sur aucune liste d’émigrés, je crus devoir borner ma déclaration au seul fait de l’émigration d’un beau-frère. « Quant aux fonctions publiques que j’ai remplies, les voilà : J’ai été commissaire-ordonnateur des guerres jusqu’au 1er juin 1792. Retiré à cette époque, j’ai rempli dans ma commune les fonctions de notable et d’officier municipal au choix du peuple, jusqu’au moment où les agents de la tyrannie me firent mettre en arrestation. Depuis l’époque de ma mise en liberté, j’ai été appelé à trois reprises par le comité de salut public, pour être consulté sur plusieurs objets relatifs au gouvernement. « Je vous prie de joindre la présente déclaration à celle que j’ai faite le 17 brumaire dernier, et d’en faire en même temps le rapport au Corps législatif dont j’attendrai la décision. Salut et fraternité, GAU. »

La loi d’exclusion ayant été rapportée en prairial an V, il siégea à la droite royaliste. Après le 18 fructidor, il fut condamné à la déportation, mais rappelé dès le 24 fructidor. Le gouvernement consulaire le fit entrer au conseil d’Etat, le 21 ventôse an X.

Membre de la Légion d’honneur (9 vendémiaire an XII), commandeur (25 prairial suivant), il fut choisi par les électeurs de l’Yonne, en l’au XII, comme l’un des candidats au Sénat conservateur, sans y être admis. Le 6 juin 1808, il fut créé chevalier de l’Empire. Le 1er avril 1814, l’empereur l’envoya à Blois comme commissaire du gouvernement impérial ; il donna quelques jours après, comme conseiller d’Etat, son adhésion à la déchéance de l’empereur.

Bien que rappelé par Napoléon au conseil d’Etat, pendant les Cent-Jours, Gau ne s’y rendit point. Le 30 août 1815, Louis XVIII le nomma conseiller honoraire et lui confia peu après la direction de l’approvisionnement de réserve de Paris.

Il repose dans la 24e division avec son épouse, née Marie Antoinette Daudé (1743-1832).

Sources : Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)