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Médecins - Chirurgiens - Hommes de l’Art

MERAT François Victor De VAUMARTOISE (1780-1851)

4eme division (2eme ligne, AH, 17)
samedi 26 décembre 2009.
 

Médecin et botaniste

François-Victor Mérat de Vaumartoise, né le 15 juillet 1780 à Paris où il est mort le 13 mars 1851, est un médecin et botaniste français.

Membre de l’Académie de médecine.

Issu d’une ancienne famille de robe auxerroise, François-Victor Mérat de Vaumartoise passe une grande partie de son enfance auprès de son grand-père, Laurent-Germain Mérat (1712-1790), pharmacien à Auxerre et botaniste réputé, alors que son père, négociant en "bois de four et de chauffe", travaille entre Paris et les forêts du Morvan.

Ses parents souhaitent qu’il reprenne l’officine de son grand-père et le placent comme apprenti chez Nachet, un pharmacien parisien, en 1796. Il entreprend alors des études de chimie et de botanique puis suit les cours de l’école de médecine de Paris, sous la direction d’Antoine-Laurent de Jussieu, dont il est le disciple.

Avec Jean Loiseleur-Deslongchamps (1774-1849), Jean-Baptiste Mougeot (1776-1858), Chrétien Godefroy Nestler (1778-1832), Gaspard Robert (1776-1857), il s’adonne à sa passion de la botanique, et herborise souvent ensemble dans les environs de Paris.

Le 11 juillet 1803, Mérat devient docteur en médecine. Il est aussitôt rattaché à la faculté de médecine comme chef de clinique. Il exerce sa profession à l’Hôpital de la Charité de 1803 à 1813.

En 1812, François-Victor Mérat publie une Nouvelle flore des environs de Paris qui sera rééditée à plusieurs reprises. Il publie également un Synopsis de la nouvelle flore des environs de Paris (1837), facile à transporter sur le terrain : ces ouvrages rencontrent un succès très important dans la bonne société parisienne, friande de botanique qui est alors un passe-temps très à la mode.

Il avait épousé Anne-Alexandrine Rigodit, sœur de l’amiral Rigodit. Il s’éteint à Paris en 1851, deux ans après son fils Paul-Laurent, lieutenant d’infanterie dans la Légion étrangère, mort pour la France à Biskra.

Choix de publications :

Traité de la colique métallique, vulgairement appelée colique des peintres, des plombiers, de Poitou, etc. ; avec une description de la colique végétale, et un mémoire sur le tremblement des doreurs sur métaux, Paris : Méquignon-Marvis, 1812. Nouvelle flore des environs de Paris suivant le système sexuel de Linnée, avec l’indication des vertus des plantes usitées en médecine, des détails sur leur emploi pharmaceutique, Paris : Méquignon-Marvis, 1812. avec Jean-Baptiste Huzard père, Rapports et observations sur l’épizootie contagieuse, régnant sur les bêtes à cornes de plusieurs départements de la France, Paris : Impr. de Mme Huzard, 1814, in-8°, 32 p. [extrait d’un rapport fait à la Société de la Faculté de médecine de Paris, le 28 avril 1814, par M. Huzard, (...) sur une épizootie meurtrière et contagieuse qui s’est développée parmi les bœufs et les vaches (...), rédigé par F.-R. Mérat] ; 3e éd., Paris : Mme Huzard, janvier 1815, in-8°. Éléments de botanique, à l’usage des personnes qui suivent les cours du Jardin du Roi et de la Faculté de médecine de Paris, Paris : Crochard, 1822. Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale, avec Adrien Jacques de Lens, 7 vol., Paris : J.-B. Baillière, 1829-1846. Manuel des eaux minérales du Mont-Dore, Paris : J.-B. Baillière, 1838. Revue de la flore parisienne, suivie du texte du « Botanicon parisiense » de Vaillant avec les noms linnéens en regard, Paris : J.-B. Baillière, 1843.

Mérat est l’abréviation botanique officielle de François Victor Mérat de Vaumartoise.

Mérat de Vaumartroise s’est éteint à Paris en 1851, il repose dans la 4e division.