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Seconde Guerre mondiale - Résistance - France Libre

ROQUE Philippe (1910-1943)

97eme division
vendredi 25 décembre 2009.
 

Résistant

Philippe ROQUES voit le jour le 7 février 1910 à Paris 15ème.

Né de mère lorraine et de père auvergnat, Philippe Roques, ses études secondaires à peine terminées, s’oriente vers le journalisme et entre à l’Ami du Peuple à l’âge de dix neuf ans.

Il fait son service militaire et complète ses études à l’Ecole libre des Sciences Politiques. En 1937, arrivant au Ministère des Colonies, Georges Mandel lui demande de faire partie de son cabinet comme attaché parlementaire.

En juin 1940,, membre du Cabinet du Ministre de l’Intérieur, P. Roques assiste impuissant à la signature de l’armistice. Il souffre énormément de la capitulation de son pays.

Malgré le danger,, il visite à plusieurs reprises Georges Mandel dans ses geôles succèsives.

Dès la première heure, il rejoint les rangs de la Résistance intérieure, aprés avoir tenté, sans succès de gagner l’Angleterre. A Aurillac, dans le Cantal, point d’attache familial, puis dans la région niçoise où il se fixe en 1941 avec sa famille, il organise un des premiers résaux de renseignements politiques et militaire, le réseau Amelin.

Commence alors pour lui la vie clandestine des Résistants de France. Sans relâche, il parcourt la zone sud en tous sens, étendant son réseau chaque jour d’avantage.

Aumois de mai 1942, il se rend en avion à Londres grâce à une opération Lysander montée spécialement pour lui par le réseau Ali-Tir. Il y passe six semaines et rentre en France chargé d’une importante mission politique et de messages pour plusieurs personnalités, par le général de Gaulle.

Sa mission terminée et pleinement réussie, il doit regagner Londres, mais l’avion ne peut aterrir, le bateau ne peut accoster. Il se décide enfin à tenter un passage par l’Espagne.

Que se passe-t’il alors ? Fuite, trahison ? Toujours est-il qu’à la gare de Banyuls, le 6 février 1943, un peleton de Gestapo l’arrête. Il est amené à Perpignan dans une camionnette précédée et suivie de camions remplis d’hommes en armes.

La voiture s’arrête devant le local de la Gestapo, boulevard Clémenceau. Il a une chance sur cent de s’échapper. Il la tente. Il est huit heures et demie du soir. Il s’élance. Mais à peine arrivé au coin de la rue, deux balles l’ateignent ; l’une lui perfore la cuisse, l’autre traverse sa poitrine de gauche à droite.

Une ambulance le transporte à l’hôpital Saint-Jacques. Les allemands, conscients de la source de renseignements qu’ils sont en train de perdres, font procéder à l’ablation de la rate et à deux transfusions. Mais, tout est inutile. Le choc a été trop fort et la perte de sang trop grande. Entouré de policiers nazis, P. Roques expire, le 7 février 1943, le jour même où il entrait dans sa trente-quatrième année.

Philippe Roques fut fait Compagnon de la Libération à titre posthume. Il repose dans la 97eme division avec son épouse née Yvonne DANDOY (1912-2002).

Sources : Mémorial des Compagnons de la Libération, Paris, la Grande Chancellerie de l’Ordre de la Libération, 1961. Et divers.