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Représentants du Peuple - Députés - Sénateurs

PRADIE Pierre (1817-1892)

32eme division (1ere ligne, U, 32)
jeudi 24 décembre 2009.
 

Député de l’Aveyron

M. Pierre PRADIÉ représentant en 1848, en 1849 et en 1871, né à Marcillac (Aveyron) le 19 mai 1816, fils d’un notaire, étudia le droit, se fit inscrire au barreau de Rodez en 1836, succéda à son père dans sa charge de notaire, et s’occupa activement de politique.

Démocrate de l’école néo-catholique qui reconnaissait pour chef Buchez, il avait publié un écrit philosophique intitulé : Essai sur l’être divin, lorsqu’il se présenta, au lendemain de la révolution de 1848, comme candidat républicain modéré et catholique, à l’Assemblée constituante dans le département de l’Aveyron. Grâce à l’appui du clergé, il fut élu, le 6e sur 10.

Membre et secrétaire du comité des cultes, M. Pradié prit place au centre et vota, généralement avec la gauche : contre le rétablissement du cautionnement ; pour les poursuites contre Caussidière (il s’abstint dans le scrutin relatif à Louis Blanc, ne trouvant pas les charges suffisantes), contre le rétablissement de la contrainte par corps, contre l’abolition de la peine de mort, pour l’amendement Deville portant suppression du l’emplacement militaire, contre le droit au travail, pour l’ordre du jour en l’honneur de Cavaignac, contre la proposition Râteau, contre l’interdiction des clubs (aux autres scrutins il est porté absent par congé).

Réélu, le 13 mai 1849, représentant de l’Aveyron à l’Assemblée législative, le 8e et dernier, il combattit la politique de l’Elysée dans les rangs de la minorité démocratique, vota et protesta contre la loi restrictive du suffrage universel, et présenta une proposition qui fit quelque bruit, et qui avait trait à la responsabilité du président et de ses ministres : cette proposition fut inscrite à l’ordre du jour peu de temps avant le coup d’Etat du 2 décembre, qui rendit M. Pradié à la vie privée.

Il s’occupa, pendant toute la durée de l’Empire de travaux de philosophie religieuse : le Philosophe (1858), la Liberté (1861) ; le Monde nouveau (1863) ; la Liberté politique et religieuse (1864), etc.

Il reparut sur la scène parlementaire le 8 février 1871, comme représentant de l’Aveyron à l’Assemblée nationale, élu, le 8e et dernier.

Converti à la monarchie, il prit place au centre droit, appuya la proposition de déchéance de l’Empire, présenta divers projets de loi intéressant la religion et le clergé, les développa dans une série de brochures intitulées : Notes à mes collègues, et se prononça : pour la paix, pour les prières publiques, pour l’abrogation des lois d’exil, contre le retour de l’Assemblée à Paris, pour la chute de Thiers au 24 mai, pour le septennat, la loi des maires, le ministère de Broglie, contre les amendements Wallon et Pascal Duprat, contre l’ensemble des lois constitutionnelles.

M. Pradié se représenta, le 20 février 1876, dans la 2e circonscription de l’arrondissement de Rodez, n’obtint que 1,681 voix au premier tour, et se retira de la lutte. Il n’appartint pas à d’autres assemblées.

Décédé le 08 mars 1892 à Paris, il repose dans la 32e division.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)