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Ecrivains - Auteurs dramatiques - Novellistes

BAYARD Jean François (1796-1853)

23eme division (1ere ligne, P, 20)
dimanche 20 décembre 2009.
 

Auteur dramatique

Jean-François Alfred Bayard, voit le jour le 17 mars 1796 à Charolles, mort à Paris le 20 février 1853.

Dramaturge français.

Étudiant en droit et clerc d’avoué, Bayard écrivit avec passion pour le théâtre et, après plusieurs tentatives, obtint un vif succès au Gymnase, avec la Reine de seize ans (1828, in-8°). L’un des plus féconds et des plus habiles vaudevillistes de l’époque, il vécut dans une étroite intimité avec Eugène Scribe, son camarade dont il fut souvent le collaborateur et dont il épousa la nièce.

De l’école de Dancourt et de Picard, il composa avec une extrême facilité, donnant aux divers théâtres, soit seul, soit en collaboration, plus de deux cents pièces dont beaucoup se sont fait remarquer par une gaieté spirituelle, n’excluant pas la sensibilité et la plupart eurent la vogue au XIXe siècle. C’étaient le plus souvent des vaudevilles ; cependant, il aborda aussi avec succès le drame et même la haute comédie.

Malgré ses nombreux travaux, Bayard consacra une grande partie de son temps à la société des auteurs dramatiques dont, pendant plusieurs années, il fut un des commissaires les plus actifs, et en cette qualité il concourut à presque tous les traités passés avec les directeurs des théâtres de Paris.

En 1837, frappé par un grand malheur de famille, Bayard accepta, comme une distraction forcée, la direction du théâtre des Variétés qui lui était offerte. Bien qu’il n’ait conservé cette place que pendant un court espace de temps, le nouveau directeur n’en signala pas moins son passage par les plus heureux résultats. Après avoir commencé à réhabiliter dans l’opinion publique ce théâtre, qui était tombé au dernier rang des théâtres des boulevards, lorsqu’il sentit l’impossibilité de concilier ses travaux et ses goûts d auteur avec les devoirs si assujettissants d’une direction, son dernier acte administratif fut encore heureux pour le théâtre des Variétés, car il fit admettre comme son successeur un de ses plus spirituels collaborateurs, son ami Dumanoir, qui compléta ce qu’avait si bien rempli son prédécesseur, permettant au théâtre des Variétés de reprendre une splendeur dont il avait même perdu le souvenir.

Bayard a aussi publié des articles littéraires dans plusieurs journaux, et des pièces de vers dans plusieurs recueils. Louis Hachette ont publié son Théâtre choisi, en 12 volumes, in-12, 1855-1858.

Il avait acquis, en 1839, le célèbre désert de Retz et aimait y séjourner à l’écart de l’agitation parisienne. Sa veuve le revendit en 1856 à Frédéric Passy.

Bayard avait été nommé membre de la Légion d’honneur.

On lui doit : La Belle-mère ; Christine ou la Reine de seize ans ; Les Fées de Paris ; Marie Mignot ; Les Enfants de troupe ; Les Premières armes de Richelieu ; La Manie des places ; La Fille de l’avare ; Mathilde ou la jalousie ; Le Gamin de Paris ; Roman à vendre ; Les Trois Bals ; Un ménage parisien ; Un château de cartes, comédies en vers ; Le Mari à la campagne, son chef-d’œuvre.

Sources : Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des littératures, Paris, Hachette, 1876, p. 687.