Navigation







Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

JAUFFRET Joseph (1781-1836)

10eme division (1ere ligne, Y, 19)
jeudi 17 décembre 2009.
 

Maître des requêtes

Joseph Jauffret, maître des requêtes au conseil d’Etat (France), est né le 6 décembre 1781 à La Roquebrussanne (Var) et est mort le 9 mars 1836 à Paris. Il est le frère de Gaspard-André Jauffret, évêque de Metz, de Louis-François Jauffret, fabuliste, et de Jean-Baptiste Jauffret, directeur de l’institution impériale des sourds-muets de Saint-Pétersbourg.

Secrétaire particulier du ministre Portalis :

A la mort de son père, en 1791, Joseph de Jauffret rejoint son frère aîné, Gaspard-André Jauffret (le futur évêque de Metz), à Paris. Il étudie le droit et devient docteur en droit canon.

En 1801, Jean-Etienne-Marie Portalis, sur les recommandations de Joseph Fesch, appelle Joseph de Jauffret à ses côtés en tant que secrétaire particulier pour succéder à son neveu l’abbé d’Astros, qu’il a pris comme directeur de cabinet.

C’est l’époque de la négociation du Concordat de 1801 entre la France et Rome, et Jauffret participe à tous les travaux. Ses Mémoires sont une aide utile pour comprendre ce moment si délicat des premières années du XIXe siècle en France.

Mémoires historiques sur les Affaires Ecclésiastiques de France pendant les premières années du XIXe siècle, 1819-1824 (Paris, Leclère).

En 1805, il est nommé chef du secrétariat du ministre. En 1806, il partage les fonctions de secrétaire général du ministère avec Joseph Marie Portalis, le fils du ministre. Le secrétariat est l’instrument de coordination des services du ministère : il s’occupe de la police du culte catholique, des affaires contentieuses, du timbre et contreseing, des mesures générales pour l’exécuition des lois et décrets ou encore de l’étude des projets présentés.

En 1808, le secrétariat est divisé en deux bureaux. Jauffret est chargé du second, qui comprend dans ses attributions la police des cultes, les recours au conseil d’état, les honneurs et préséances dans les églises. Il conservera ces fonctions jusqu’en 1814.

Le 19 janvier 1810, il est admis au conseil d’Etat en tant qu’auditeur, puis le 5 juillet 1814 il devient maître des requêtes, fonction qu’il occupera jusqu’à son décès survenu en son domicile parisien le 6 mars 1836.

En 1831, il fait partie, avec MM. Portalis, Siméon et Dupin, de la commission nommée par M. de Montalivet, ministre de l’Instruction Publique et des Cultes pour examiner des questions relatives au Concordat.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 15 juillet 1820, et porte à partir de 1823 le titre de comte.

Passionné de dessin, Jauffret a laissé de beaux portraits de [Pie VI], du ministre Portalis et du capitaine Nicolas Baudin, explorateur des terres australes. Il fait également partie de plusieurs sociétés savantes (Paris, Lille, Abbeville, Marseille).

En novembre 1803, il épouse à Paris Adélaïde Marquais, fille de Jean-Théodore Marquais, chirurgien réputé. Madame Jauffret fait partie à partir de 1811 du Conseil de la charité qui se réunit tous les mois autour de Madame Bonaparte Mère.

Un de ses fils, Anatole de Jauffret (1809-1856), est le fondateur de l’institution Jauffret, installée rue de Sévigné à Paris (hôtel Le Pelletier de Saint Fargeau), et l’une des plus renommée de Paris à son époque.

Il repose dans la 10eme division.