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Ecrivains - Littérateurs - Hommes de lettres

CLADEL Léon Alpinien (1835-1892)

52eme division (7eme ligne, R, 11)
mercredi 16 décembre 2009.
 

Littérateur

Léon Alpinien Cladel, voit le jour à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 13 mars 1835 et mort à Sèvres (Hauts-de-Seine) le 21 juillet 1892.

Romancier, littérateur et nouvelliste français.

Léon Alpinien Cladel est issu d’une famille catholique d’artisans et d’agriculteurs du Quercy. Son père, Pierre Cladel, était bourrelier, métier fort prisé et rentable à l’époque. Ce dernier habitait à Lafrançaise au Moulin de Lalande sur la route de Lauzerte. Après un grand nombre de procès, il finit ruiné et ne laisse à son fils que le mobilier du Moulin et un appartement à Montauban. Le reste de ses biens est vendu pour éponger ses dettes.

Léon Cladel monte à Paris à l’âge de vingt ans. Homme de lettres, il se construit une solide réputation de romancier naturaliste dont la matière principale était le peuple. Il aimait d’ailleurs mettre en avant ses origines paysannes quercynoises. Il se fit connaître dans un cercle restreint par son premier roman, Les Martyrs ridicules, préfacé par Charles Baudelaire. L’ensemble de son œuvre connaît un réel succès en France et en Belgique. D’ailleurs, il adhère à l’Académie Goncourt dés sa création avec des auteurs comme Alphonse Daudet, Zola ...

Puis il retourna vivre dans son Quercy natal, où il écrivit sur la vie des paysans. Il réside et écrit à Montauban, quartier de la Villenouvelle, qui devient plus tard un lieu de séjour d’été pour sa famille. Revenu à Paris, Léon Cladel publia les deux romans qui sont généralement considérés comme ses meilleures œuvres, Le Bouscassié (1869) et La Fête votive de Saint-Bartholomée Porte-Glaive (1872).

bronze de Marius Cladel représentant son père Léon

Détruit par les Nazis

Léon Cladel a vécu de près la période de la Commune (mars 1871-mai 1871). S’il n’y joue pas un rôle prépondérant, il manque cependant d’être fusillé comme suspect par les hommes de Thiers. Cette période de la Commune est présente dans un grand nombre de ses œuvres : Trois fois maudites (1876) - qui lui vaut un séjour en prison - Les Va-nu-pieds (1883), Revanche (1887), Urbains et Ruraux (1890). Mais son œuvre majeure sur la période est I.N.R.I (1887). Dans ce roman, il tente de réhabiliter la Commune.

Le 14 novembre 1871, il épouse, à Paris, une jeune musicienne de confession juive : Julia Mullem. Tous les deux non pratiquants, ils vont marquer leurs origines à travers les prénoms donnés à leurs cinq enfants : Judith-Jeanne, Sarah-Marianne, Rachel-Louise, Eve-Rose, Pierrine-Esther, Saül-Alpinien. Malgré tout, l’éducation que recevront ces enfants sera laïque et républicaine.

Sa descendance va confirmer les talents artistiques de la famille Cladel. Sa fille Judith va se lancer à son tour dans une carrière littéraire. Elle a écrit une biographie de son père.

Son fils Saül-Alpinien va entrer comme élève dans l’atelier de Rodin et deviendra sculpteur spécialisé dans les monuments aux morts après la Première Guerre Mondiale. La statue du monument aux morts de Lafrançaise est son œuvre. Enfin, une petite fille de Léon Cladel, Dominique Rolin est une écrivain belge célèbre.

De tempérament colérique et de santé fragile, Léon Cladel meurt à Sèvres, à côté de Paris, en 1892 à l’âge de 58 ans. Contemporain et ami du sculpteur Antoine Bourdelle, il acceptera avant sa mort de servir de modèle pour la réalisation d’un buste.

Aujourd’hui, quatre rues portent son nom : une à Lafrançaise, une à Montauban, une à Limoges et l’autre à Sèvres.

Il repose dans la 52eme division avec Judith Cladel (1873-1958) écrivaine et Marius Cladel (1886-1948) sculpteur statuaire.

Sources : Judith Cladel, La Vie de Léon Cladel, suivie de Léon Cladel en Belgique, par Edmond Picard, A. Lemerre, Paris, 1905.