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Commune de Paris - Droits des femmes - Mouvement ouvrier

MINCK Paule (1839-1901)

87eme division (columbarium) case reprise
mardi 15 décembre 2009.
 

Militante féministe révolutionnaire

Paulina MEKARSKI voit le jour le 9 novembre 1839, à Clermont-Ferrand (dép. du Puy-de-Dôme).

Elle est plus connue sous le nom de Paule MINK où MINCK.

Journaliste socialiste, militante féministe révolutionnaire et communarde.

Elle est la fille d’un aristocrate polonais qui avait pris part à la révolution polonaise de 1830 et s’était réfugié en France en 1831 où il était devenu saint-simonien. Vers 1867, elle est à Paris où elle vit des cours de langues qu’elle dispense, ou comme lingère.

Elle manifeste son opposition à l’Empire dans les journaux républicains, milite par l’écrit et la parole pour la cause des femmes aux côtés d’André Léo, et créé une organisation féministe révolutionnaire sous la forme mutualiste la "Société fraternelle de l’ouvrière". Elle apporte également son concours au journal de la fédération rouennaise de l’AIT "La Réforme sociale".

En 1870, pour avoir participée à la défense d’Auxerre contre les Prussiens, on lui décerne la Légion d’honneur, mais elle la refuse. Durant la Commune, elle prend une part active à l’agitation sociale, en tant qu’oratrice, notamment dans le Club de l’église St-Sulpice et dans celui de l’église Nôtre-Dame-de-la-croix et ouvre une école gratuite.

A plusieurs reprises elle se rend en province, qu’elle tente de rallier à la Commune. C’est pendant une de ses tournées qu’a lieu à Paris la semaine sanglante. Elle se réfugie en Suisse où elle rencontre James Guillaume et participe au 5e Congrès de la Paix à Lausanne et poursuit sa propagnande féministe et socialiste de tendance blanquiste puis Guesdiste.

Après l’amnistie de 1880, elle retourne en France et assiste en tant que déléguée des ouvrières de Valence au congrès du Parti Ouvrier de France, au Havre, en novembre 1880, où elle réclame "l’instruction civile, intégrale et identique pour toutes et tous" . Mais pour avoir participée à un meeting de protestation contre la condamnation de la nihiliste russe Jessy Helfman, elle est condamnée le 31 mai 1881 à un mois de prison.

Louise Michel en compagnie de Paule Minck

Menacée d’expulsion du territoire (en tant que citoyenne russo-polonaise), un compagnon anarchiste, l’ouvrier mécanicien Negro, l’épouse pour lui éviter d’être refoulée et reconnaît deux de ses filles nées en Suisse. Sa vie est ensuite liée à la progagande du POF (marxiste).

En 1893 deux de ses pièces seront jouées au Théâtre social. Outre sa collaboration à la presse ouvrière dont "La Revue socialiste" créée par Benoît Malon, elle participera à l’organe féministe "La Fronde" créé le 9 décembre 1897.

Elle meurt à Paris le 28 avril 1901 ; son incinération, le 1er mai au Père-Lachaise, donnera lieu à une importante manifestation rassemblant socialistes, anarchistes et féministes et se terminera par des affrontements avec la police.

Il n’existe plus aucune trace de l’urne contenant ses cendres, la case a été reprise et réatribuée...