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Economie - Sciences sociales et économiques

SAY Jean-Baptiste (1767-1832)

39eme division (6eme ligne, N, 32)
samedi 5 novembre 2005.
 

Economiste et philosophe français

Jean-Baptiste Say est né à Lyon le 5 janvier 1767, d’une famille huguenote émigrée à Genève à la révocation de l’Edit de Nantes et revenue en France au XVIIIe siècle. Issu d’une famille de négociants, il est d’abord employé dans une banque.

Il voyage en Angleterre et étudie les premiers moments de la révolution industrielle. Il adopte d’emblée les idées d’Adam Smith. De retour en France, il en devient un des plus ardents propagandistes.

Il publie alors une brochure, La Liberté de la presse, en 1789. Cela marque son engagement en faveur du libéralisme. Son engagement révolutionnaire le mènera à participer à la campagne de 1792 en Champagne (Valmy). Après l’effondrement du cours des Assignats ayant mené sa famille à la ruine, Say trouve un poste au Courrier de Provence.

De 1794 à 1807, il publie avec Ginguéné, Amaury-Duval et Andrieux, La Décade philosophique, littéraire et politique, périodique animé par un esprit de vulgarisation des idées nouvelles dans tous les domaines, de la philosophie à l’économie.

C’est un partisan de Bonaparte, il soutient le coup d’état du 18 brumaire, il fait partie du Tribunat, mais ses idées trop libérales l’en écartent. Il se consacre à l’industrie, il gère une filature de coton. Après la chute de l’Empire, il retourne en Angleterre pour un séjour que sa gloire d’économiste rend triomphal. Say rencontre David Ricardo, une première fois grâce à James Mill, en 1814.

Il entretient une correspondance très importante avec lui jusqu’à leur seconde rencontre en 1822. Say donne des notes explicatives pour la première traduction en Français des Principes de l’économie politique et de l’impôt de Ricardo. En 1821, Say publie des Lettres à M. Malthus, en réponse à la critique de la loi des débouchés parue en 1820.

Say est nommé professeur au Conservatoire des Arts et Métiers en 1821, puis, au Collège de France en 1830, la chaire d’économie politique ayant été crée spécialement pour lui. Il meurt en 1832 d’une crise d’apoplexie, laissant l’image du plus grand économiste français, mais incompris bien que célèbre.