Navigation







Ecrivains - Peintres - Dessinateurs

LE BARBIER Jean Jacques François (1738-1826)

41eme division (9eme ligne, L, 29)
samedi 12 décembre 2009.
 

Ecrivain et peintre d’histoire

Jean-Jacques-François Le Barbier, dit Le Barbier l’aîné, voit le jour à Rouen le 11 novembre 1738 et mort à Paris le 7 mai 1826.

Ecrivain, illustrateur et peintre d’histoire français.

Né sur la paroisse Saint-Maclou de parents peu favorisés de la fortune, Jean-Jacques Le Barbier entra à l’école des Beaux-Arts de Rouen établie dans sa ville natale par Descamps et y remporta deux premiers prix dès l’âge de dix-sept ans.

Parti en 1758 pour Paris où, sur la recommandation de son maître Descamps, il fut admis chez le célèbre graveur Lebas. Ne se sentant aucune disposition pour la gravure, il reprit ses premières études dans l’atelier de Pierre, premier peintre du roi. Il réussit surtout à peindre à l’aquarelle.

Marié à une femme qui partageait et encourageait ses goûts, Le Barbier put, en 1767-68 à l’aide d’économies provenant du travail manuel de cette excellente compagne, réaliser le désir qu’il avait depuis longtemps de faire le voyage de Rome. Pendant son séjour dans cette ville, il travailla avec beaucoup d’ardeur et de conscience, s’appliqua lors de son retour à Paris à la peinture à l’huile, y fit de notables progrès.

En 1776, Le Barbier fut chargé par le gouvernement d’aller dessiner les vues et les sites de la Suisse pour le Tableau de la Suisse ou voyage pittoresque fait dans les treize cantons du Corps Helvétique (Paris, 1780-86) de Zurlauben. Dans ce pays, il se lia intimement, avec le poète et peintre suisse Gessner et revint en France, où un amateur des beaux-arts, M. de Merval, le nomma conservateur de sa riche collection de tableaux.

En 1778, il fut reçu membre de l’Académie des Beaux-Arts et agréé peintre d’histoire le 29 juillet 1780. Son tableau de réception avait Jupiter endormi sur le mont Ida pour sujet. Le Barbier avait exécuté les décorations du plafond de la salle des États-Généraux et fut chargé par l’Assemblée Constituante de représenter l’action héroïque du jeune officier Desilles, lors des troubles de Nancy en 1790, il fut réalisé en l’an II (exposé au Musée des Beaux Arts de Nancy).

Le Barbier avait obtenu une médaille d’or au salon de 1808. Il devint membre de l’Académie des beaux-arts, lors de sa réorganisation en 1816, de l’Académie de Rouen et de plusieurs autres sociétés savantes.

Les autres toiles les plus remarquables de cet artiste sont : Ulysse et Pénélope sortant de Sparte pour retourner à Ithaque ; l’Apothéose de saint Louis ; Sully aux pieds d’Henri IV ; Aristomène ; un Christ ; le Siège de la ville de Nancy ; la Ville de Beauvais assiégée et défendue par Jeanne Hachette ; Portrait de Henry Dubois (soldat aux gardes françaises qui entra le premier dans la Bastille lors de la prise de cette forteresse) ; Général Francisco de Miranda (1795) ; le Premier Homme et la première femme (1801) ; Hélène et Pâris (1801) ; une Lacédémonienne donnant un bouclier à son fils (1806) ; une Vierge (1806) ; l’Amour sur un arbre lançant ses traits (1806) ; Antigone, ou la piété fraternelle (1808) ; Agrippine quittant le camp de Germanicus (1808) ; la Chasse aux papillons (1810) ; Saint Louis recevant l’oriflamme des mains d’Eudes avant de partir pour la première croisade (1812) ; Henri IV et la marquise de Verneuil (1814) ; Sujet tiré de la VIe églogue de Virgile (1814) ; Médias assassinant sa belle-mère Mania, satrape de l’Éolide ; le Thébain Phyllidas tuant Léontide qui avait livré la Cadmée à Phébidas (1817) ; Exercices des Lacédémoniens sur les bords de l’Eurotas (1817) ; les Adieux d’Abradate et de Panthée (1817) ; Panthée expirant sur le sein de son mari (1817).

On a de lui des vignettes pour la Jérusalem délivrée, pour les éditions d’Ovide, de Racine, de Jean-Jacques Rousseau et de Delille. Le Musée de Rouen possède deux dessins originaux de Le Barbier, l’un ayant pour sujet Clélie s’échappant du camp de Porsenna, l’autre un Chevrier.

Son frère puîné Jean-Louis Le Barbier était peintre comme lui. Deux de ses filles, Élise Bruyère (1776-1842) et Henriette, furent également peintres, surtout Élise spécialisée dans les portraits et les compositions florales.

On lui doit aussi une oeuvre écrite importante : Des Causes physiques et morales qui ont influé sur les progrès de la peinture et de la sculpture chez les Grecs, Paris, 1801, in-8°. Principes de dessin, dessinés d’après nature, Paris, 1801, six cahiers in-fol. Principes élémentaires du dessin, à l’usage des jeunes gens, 1801, Paris, in-fol. Etc.

Sources : Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, t. 30, Paris, Firmin-Didot, 1859, p. 63-4. Théodore-Éloi Lebreton, Biographie rouennaise, Rouen, Le Brument, 1865, p. 207-8. Noémi-Noire Oursel, Nouvelle Biographie normande, Paris, Picard, 1886, p. 63.