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CAUCHOIS LEMAIRE Louis François Augustin (1789-1861)

28eme division (Transféré à l’ossuaire en 2001)
jeudi 3 décembre 2009.
 

Publiciste et littérateur

Louis-Augustin-François Cauchois-Lemaire dit Lemaire voit le jour le 28 avril 1789 Paris est un écrivain politique et polémiste français.

Il commença sa carrière dans l’Instruction publique puis ouvrit un cabinet de lecture pour étudiants en Droit. En 1814, il devient propriétaire du Journal des Arts et de littérature et en continue la publication sous le titre du Nain jaune . Ce journal libéral tournent en ridicule les royalistes et les prêtres. Il change le nom en "Les fantaisies".

En 1815, sans pour autant faire partie de la fameuse ordonnance de proscription du 24 juillet, signée par Fouché, il se réfugie en Belgique où il publie le Nain jaune réfugié et collabore au Libéral de Bruxelles. Il se réfugia ensuite à Hambourg puis à La Haye. Il est l’auteur d’un Appel à l’opinion publique et aux États-Généraux en faveur des proscrits français en 1817.

Rentré en France en 1819, il collabore au Constitutionnel dont il deviendra actionnaire en 1830 et rédacteur en chef en octobre de la même année mais fut rapidement écarté en raison des orientations qu’il donna au journal.

Il est condamné, le 13 juin 1820, à 5 ans de prison et à 10 000 fr d’amende,pour avoir, dans un écrit intitulé , Variétés historiques, incité à la guerre civile , et outrage à la personne du roi. La cour d’assises de Paris le condamna le 9 août 1821 à 3 ans d’emprisonnement, à une amende de 6 000 fr. et aux frais, pour avoir publié un ouvrage intitulé Opuscules, qui contenait , d’après l’avis des juges, des provocations à la guerre civile, et des injures envers le roi et les chambres. Emprisonné quelques jours, sa condamnantion fut réduite en appel.

Il lutte contre Louis XVIII et Charles X. Il est membre d’une vente de la charbonnerie française avec Jean-Jacques Koechlin, Ary Scheffer et La Fayette.

En décembre 1827 dans son pamphlet Sur la crise actuelle, lettre à S.A.R Mgr le duc d’Orléans il appelle Louis-Philippe à prendre le pouvoir. Le 17 janvier 1828 il est condamné à 15 mois de prison et 2 000 frf d’amende malgré la brillante défense de son avocat Maître Chaix d’Est-Ange. Capefigue estima : «  C’est un écrivain piquant, instruit, recherché ; et je fus assez heureux pour lui servir d’intermédiaire auprès de M. de Martignac, empressé lui-même de lui alléger son temps de prison ».

Secrétaire de la Société Constitutionnelle centrale de Paris (une association farouchement républicaine), il participe au Livre des cent-uns en 1831-1834, et fonde un nouveau journal qui attaque Casimir Perier (le Bon sens) auquel collabora Louis Blanc. Accusé par Raspail de soutenir dans le Bon Sens,à la fois la Monarchie et la République, ils se battent en duel au pistolet au bois de Vincennes, le 30 décembre 1834. Blessé il n’échappe que de justesse à la mort.

Nommé directeur des archives royales en 1840 sur l’intervention de son ami Charles de Rémusat, et figurant à ce titre dans le Petit dictionnaire de nos grandes girouettes il se consacre alors à l’écriture de son Histoire de la Révolution de Juillet qui paraît en 1842.

En 1847 il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Il a donné des articles dans Les Lettres Normandes, dans La Minerve ; il en donna au Mercure du XIXe siècle.

Sa femme Judith écrivit des livres d’éducation.

Il s’est éteint à Paris le 9 août 1861, il repose dans la 28eme division. Sa sépulture est ornée d’un buste en bronze oeuvre par J. Mazzara.

Sépulture reprise administrativement en 2001. Transférée à l’ossuaire.