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Révolution - Empire - Restauration - Personnalités étrangères

CASA CALVO Sébastien, marquis de (1757-1820)

2eme division (3eme ligne, AF, 19)
mercredi 2 décembre 2009.
 

Capitaine général

Sebastian Calvo de la Puerta y O’Farril, marquis de Casa Calvo (1750-1820)

A seulement 18 ans à l’époque, Casa Calvo vient en premier à la Louisiane avec le gouverneur O’Reilly. Il est un ami proche de O’Reilly, dont le fils a épousé une nièce de Casa Calvo.

Dauphine, Saint-Domingue, 77 Français sont sauvagement assassinés par des Noirs, un outrage au marquis autorisé sans offrir toute assistance aux malheureux Français.

Peu de temps après la mort du gouverneur Gayoso, le marquis de Someruelos, capitaine général de Cuba et la Louisiane, nomme Casa Calvo comme gouverneur ad intérim militaire de la Louisiane.

Un de ses premiers actes est de transmettre à la requête d’un capitaine-général des planteurs, demandant la suppression des restrictions sur l’importation d’esclaves. Les planteurs veulent qu’ils soient portés à la colonie en nombre illimité, ou au moins assez pour fournir tout le travail nécessaire pour la conduite des plantations.

Avec le consentement du gouverneur intérimaire, le marquis de Casa-Calvo, les Américains Evan Jones et William plomb Hullings cérémonies commémorant la mort de George Washington. Une petite parade et des cérémonies sur la levée sont accompagnés par une salve de canon par un navire de la marine américaine sur la rivière.

Quarante planteurs envoyent une pétition au gouverneur civil Vidal, lui demandant de renouveler l’importation de bois d’ébène directement d’Afrique. Il cite l’absence d’un fonds d’esclaves fugitifs et l’abondance des esclaves fugitifs partout.

Casa-Calvo et l’intendant Lopez décident que le consentement royal n’était pas nécessaire puisque le roi n’avait jamais validé l ’embargo de 1792.

Le 24 décembre l’Intendant Lopez émet une proclamation autorisant l’importation de bozales.

Casa-Calvo, qui avait été un planteur à Cuba sympathise avec les planteurs. Le Cabildo refuse de reconnaître la validité de la proclamation et les appels à la couronne. C’est l’un des rares points sur lesquels le Cabildo prévaut en cette fin de l’ère espagnole.

Le 15 juillet Juan Manuel de Salcedo, un colonel de 58 ans, arrive et prend ses fonctions de gouverneur. Nicolas Maria Vidal est démis de son poste de gouverneur civil de la Louisiane, tandis que le marquis de Casa-Calvo est démis de celui de gouverneur militaire de la colonie. Casa Calvo, immédiatement, fait voiles pour La Havane.

Au printemps de 1803, Casa Calvo retourne à la Nouvelle Orléans après avoir été nommé pour agir à titre de commissaire conjointement avec Salcedo, en parcourant la province de la Louisiane à la France.

Pierre-Clément de Laussat, le commissaire français, est habilité à recevoir la citation à comparaître de tous les officiers de milice de la colonie à déclarer, par oui ou par non s’ils ont l’intention de rester au service de l’Espagne.

18 mai Salcedo et Casa-Calvo publient une proclamation commune pour informer les habitants de la Louisiane au sujet de la rétrocession. Huit jours plus tard ils envoient une copie de l’arrêté royal autorisant le transfert au Cabildo. Le transfert officiel attend l’arrivée du général français Claude Victor Perrin, mais il n’arrive jamais parce que la guerre a repris en Europe.

30 novembre, Le transfert du pouvoir est terminé, mais Casa Calvo reste à la Nouvelle Orléans où il passe une partie considérable de son temps à encourager la croyance que la Louisiane sera à nouveau cédée à l’Espagne. Il prétend avoir été nommé commissaire espagnol pour déterminer la limite ouest de la Louisiane. Il maintient une troupe de 50 soldats espagnols.

15 octobre 1805, Casa Calvo en compagnie de Morales, l’intendant, quitte la Nouvelle-Orléans pour l’ancien poste de Adaise (ou Adazes), près de Natchitoches.

Le Gouverneur Claiborne, craignant que cela est dans l’intention des deux officiers espagnols d’attiser les dissensions au sein du peuple dans la partie ouest du territoire, a envoyé le capitaine Turner avec eux pour garder un oeil sur leurs mouvements et faire un rapport.

Au début de Janvier 1806, les deux Espagnols sont de retour à Natchitoches et sur la Claiborne 25e écrit à Morales « Je crois que le devoir de vous rappeler que le départ du territoire de vous-même et le gentilhomme attaché à votre département seront attendus au cours du présent mois. "

Casa Calvo revient à la Nouvelle Orléans le 4 février et en est presque immédiatement prié de quitter le territoire pour le 15.

Sur la 12e Claiborne lui envoie un passeport, avec "ses meilleurs vœux pour la santé et le bonheur" sa présence est devenue tellement inacceptable. Casa Calvo est très indigné de ce traitement s’il n’y a rien à faire que d’accepter le passeport et de quitter la Louisiane, ne jamais revenir.

Le Marquis de Casa Calvo est décédé en 1820, à Paris.