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Seconde Guerre mondiale - France Libre - Résistance juive

NADLER Mounié (1908-1942)

97eme division (2eme ligne)
samedi 3 octobre 2009.
 

Héros de la résistance juive

Mounié Nadler voit le jour en 1908 à Gliniani en Galicie.

Il est élevé dans une famille juive orthodoxe.

Il va au Heder et termine ses études à seize ans dans une Yechiva (école rabbinique).

Il obtient le titre de rabbin. Il aime écrire et collabore à la presse du parti religieux Agouda.

Il a le regard toujours tourné vers le ciel considérant que de là vient la lumière, le bonheur et la joie, selon lui.

Mais bientôt, il se sépare de Dieu et emprunte une voie qui va dans le sens inverse.

On publie des articles dans les journaux juifs orthodoxes de Pologne sous le titre Le Scandale du jeune écrivain de l’Agouda (mouvement de croyants orthodoxes).

Alors Mounié Nadler change de plume et écrit pour l’hebdomadaire de gauche Di literariche tribune.

En fin 1934, il part pour Paris, où il devient rapidement secrétaire de rédaction de la Naïe Pressè. Alors s’ouvre une nouvelle étape dans sa vie de militant communiste.

Le 25 avril 1943, une trés violente explosion secoue le quartier du Jardin des Plantes et de la rue Geoffroy Saint Hilaire. Elle s’est produit au 49 de cette rue au sixième étage ; Rendue sur les lieux, la Police trouvera les deux corps déchiquetés de deux militants Hersz Zimerman et Salek Bot, faisant partie du groupe de l’OS (Organisation Spéciale) ainsi appelés avant la création des Francs-tireurs et partisans en octobre 1942.

L’explosion mis la Gestapo sur les dents, elle établit une souricière qui aboutit à l’arrestation d’une dizaine de militants, dont parmi eux, Mouniè Nadler, Joseph burztyn et le chimiste Nathan Dyskin.

Tous trois furent fusillés au Mont Valérien le 13 août au matin. La consigne Nacht und Nebel (Nuit et Brouillard) fut appliquée afin d’effacer toute trace des corps des suppliciés. Ils furent tous crématisés au Père Lachaise, leurs cendres furent mises dans des urnes qui furent dispersées dans divers cimetières de la région parisienne. Un rapport du cabinet du Préfet de la Seine pour la Sécurité allemande notes que les urnes ont été enterrées sans trace apparente.

Aprés la guerre, certaines tombes contenant des urnes ont été retrouvées, grâce à la coopération de l’administration française qui avait pris des mesures de repérages pour reconnaitre les lieux.

Sources partielles : La Presse Nouvelle, octobre 2005, Adam Rayski.