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Révolution - Empire - Restauration

MERLIN Maria de las Mercedes de Jaruco, comtesse (1788-1852)

43eme division (1ere ligne, O, 20)
vendredi 2 octobre 2009.
 

Femme de lettres et chanteuse lyrique

Maria de las Mercedes Santa Cruz y Cardenas de Jaruco, a vu le jour à la Havanne en 1788 (décédée en 1852 à Paris).

Eduquée par une ancienne reine congolaise devenue esclave nommée Cangis, que Mercedes fit libérer.

Partie pour Madrid en 1802, elle épousa le général Christophe-Antoine Merlin en 1811. Elle tint un des salons les plus fréquentés de Paris sous la restauration et le règne de Louis-Philippe.

Sa grande beauté et son charme attira chez elle les plus grands savants, artistes, littérateurs et musicien que comptait la capitale, dont La Fayette, Chateaubriand, George Sand, Mérimée, Balzac, Musset, Aguado.

Elle avait pris des leçons de musique du chanteur Garcia, le père de la Malibran (dont elle fut la première biographe) et participa à des concerts de bienfaisance.

On trouve de nombreuses notes dans la "correspondance Balzac" qui fut un habitué des soirées de la rue de Bondy. Le compositeur Rossini fut lui aussi du nombre des participants les plus assidus de ses soirées où il accompagnait parfois au piano la comtesse à la voix de soprano unique, interprètant son opéra Mathilde di Shabran, en compagnie de la Malibran et des chanteurs Lablache et Donzelli.

Elle organisait aussi, fréquemment des concerts de bienfaisance, auxquels elle participait activement. Le 1er mars 1831, elle chanta, dans la salle du Wauxhall, au profit du comité polonais, la Cavatine de Sémiramide, un duo de la Donna del lago, et le quintette de Mathilde de Shabran.

Une fois installé à Paris, Rossini deviendra l’un des habitués de ses soirées, celle du 7 juin 1831 nous est connue par un compte rendu de la Revue de Paris.

La comtesse avait réuni ce soir là, la Malibran et les chanteurs David, Lablache et Donizelli, Rossini les accompagna, entre autre, dans le quintette de Mathilde de Shabran.

La comtesse Merlin était douée également d’un beau talent d’écriture.

Sainte Beuve a rendu hommage à ses écrits, qui restent une mine de renseignements et d’anecdotes. On lui doit des ouvrages tels que : Madame Malibran, Mes douze premières années,par une dame, Mémoires et souvenirs de la comtesse Merlin, Les Loisirs d’une Femme du monde,Les Esclaves dans les colonies espagnoles, La Havane, Lettres et Voyages, lola et Maria et les Lionnes de Paris.

La comtesse s’est éteinte en 1852, à Paris et repose dans la 43e division.