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Seconde Guerre mondiale - France Libre - 2eme DB

MANTOUX Etienne (1913-1945)

7eme division (1ere ligne, avenue Rachel)
dimanche 27 septembre 2009.
 

Economiste français

Étienne Mantoux voit le jour le 5 février 1913. Economiste libéral français, fils de l’historien Paul Mantoux.

Il est l’auteur d’une vive critique de la Théorie Générale de John Maynard Keynes publiée en 1937 dans la Revue d’économie politique, et du livre La Paix calomniée ou - Les conséquences économiques de M. Keynes, critique du livre de John Maynard Keynes, Les conséquences économiques de la paix.

Étienne Mantoux y comparait l’influence de ce livre sur l’opinion de l’époque au livre d’Edmund Burke Réflexions sur la Révolution de France, mais c’était pour reprocher à Keynes d’y avoir fait plus que tout autre écrit pour discréditer le Traité de Versailles et affaiblir les démocraties face au danger totalitaire et à une nouvelle guerre mondiale. C’est aussi une description des effets permanents de la Première Guerre mondiale, qui lie constamment les enjeux économiques à leurs aspects politiques.

Du 26 au 30 août 1938, il participa au Colloque Walter Lippmann organisé par Louis Rougier et dont le but était de repenser le libéralisme dans un contexte marqué par la montée en puissance des idéologies antilibérales à la veille de la guerre.

Lorsque la traduction de ce livre sous le titre The Carthaginian Peace or the Economic Consequences of Mr. Keynes parut en 1946 chez Oxford University Press, le Sunday Times écrivit :

« Voici Keynes mis en accusation, et l’accusation est formidable... » En 1995, le Daily Telegraph le décrivait encore comme "Un des livres les plus importants de ce siècle."

Mais Etienne Mantoux ne devait pas voir son livre publié : il avait été tué au combat dans les derniers jours de la guerre en avril 1945. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise. Comme Ludwig von Mises, Friedrich Hayek pensait que la science économique en France aurait pu prendre une autre direction s’il avait survécu.

C’était lui qui, le 24 août 1944, en tant qu’observateur du Piper Cub (n° 329911) piloté par le Capitaine Jean Callet, avait survolé Paris à basse altitude et lancé aux FFI retranchés dans la Préfecture de Police le message du Général Leclerc « Tenez bon, nous arrivons » annonçant son arrivée avec la 2e DB que celui-ci commandait.

Mort pour la France le 29 avril 1945.