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Ecrivains - Littérateurs - Romanciers

T’SERSTEVENS Albert (1885-1974)

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samedi 12 septembre 2009.
 

Ecrivain et sénariste

Albert t’Serstevens est un écrivain français d’origine belge né à Uccle (Bruxelles) en 1885 et mort à Paris en 1974.

Selon Les feuillets bleus (1931), Il arriva à Paris en 1911 sans un sou, y fit ses études de droit et de philologie classique, en assurant sa subsistance par de maigres collaborations aux journaux. En même temps, il se livrait à un travail littéraire acharné. Très jeune, il publia un recueil de Poèmes en prose d’un caractère assez licencieux.

Selon Laurence Olier, "En 1911, il publie à ses frais un livre de poèmes, d’accent symboliste, mais il abandonna très vite la poésie au profit de la prose car, selon ses propres termes, cette dernière "n’enferme pas le sentiment dans des règles étroites, et lui laisse ainsi toute sa spontanéité, toute sa fraîcheur."

En 1912, Albert t’Serstevens s’établit à Paris où il devient journaliste. Il fréquente alors Jean Cocteau, Pablo Picasso, ou encore Paul Morand, artistes animés comme lui d’une curiosité sans bornes pour tous les pays, toutes les races, tous les climats.

Il rencontre aussi Blaise Cendrars, à propos de qui il dira : "Notre admiration est née dès le premier jour, non parce que j’admirais Cendrars (...), mais parce que nous avions tous les deux le goût de l’aventure (...) ; parce que nous foutions, somme toute, de la littérature."

Grand ami de Blaise Cendrars (48 ans d’amitié), il écrivit de lui :

« Je mesure avec clairvoyance tout ce qui nous sépare, et je le mets bien au-dessus de moi. Je ne suis même pas son disciple. Nos conceptions de la littérature n’avaient rien de semblable, et il n’y a sans doute jamais eu dans l’histoire des Lettres une telle amitié entre deux écrivains aussi différents [...]. Sa dominante était la profusion spontanée de la pensée et de ses détours ; la mienne, la clarté et l’économie des mots ; il croyait en lui-même, et il n’avait pas tort, alors que je me tiens prudemment dans le doute en toutes choses, surtout à mon propre sujet ; il était sûr de son avenir posthume, cette gloire d’outre-tombe dont je ne fais aucun cas en ce qui me concerne, sur laquelle je ne compte guère, et dont, après tout, je me fiche éperdument car je n’en jouirai pas ».

Parmi ses autres amis figurent Abel Gance, Louis Jou, Laurent Tailhade, Fernand Fleuret, Pierre Mac Orlan, André Suarès et Jean Poirier.

A Tahiti, il fait amitié avec l’écrivain James Norman Hall. C’est à Papeete, en 1949, qu’il se marie avec la jeune illustratrice Amandine Doré (de la même famille que Gustave). Mariage célébré par Cendrars dans Bourlinguer.

Il offre une œuvre féconde et solide : poèmes en prose, romans, itinéraires de voyage, essais et pièces de théâtre.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.