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Révolution - Empire - Restauration

GERMAIN DE MONTFORTON Auguste, comte de (1787-181821)

39eme division (1ere ligne, P, 29)
samedi 22 août 2009.
 

Chambellan et Pair de France

Auguste-Jean Germain de Montforton voit le jour le 8 décembre 1786. - Paris † 26 avril 1821 -

Homme politique français sous le Premier Empire et la seconde Restauration du trône des Bourbons.

Né dans une famille riche à Paris, le 8 décembre 1786, Germain était fils d’un banquier installé à Paris. Il s’attacha à la fortune de Napoléon Bonaparte.

Son père Jean Pierre Germain (8 août 1745 - Villeneuve-lès-Avignon † 31 mars 1803 - Paris), qui avait débuté dans le métier de la banque avec Étienne Delessert, monta à Paris avec ce dernier pour y faire fortune.

L’unique fils du banquier devint Surnuméraire au ministère de l’Intérieur en 1801, et est fait chambellan de l’Empereur en 1806.

Après avoir fait la Campagne de Pologne (1807) comme officier d’ordonnance de Napoléon Ier, il défendit en 1810, durant la guerre de la troisième coalition, la forteresse de Kufstein (Tyrol autrichien).

Il fut créé comte de l’Empire le 9 novembre 1809, et nommé ministre plénipotentiaire de France envoyé extraordinaire près le grand-duc de Würzburg, Ferdinand III de Toscane, en 1813.

Il célébra avec pompe, le 15 août 1813, la fête de l’Empereur, qui avait signé son contrat de mariage avec mademoiselle d’Houdetot (24 février 1812).

Il revient à Paris après la bataille de Leipzig, devint au commencement de 1814 adjudant-commandant aide-major général de la garde nationale de cette ville.

Lui, qui avait renouvelé, le 16 janvier 1814, son serment de fidélité à Bonaparte, ce montra, dès le 31 mars suivant, l’un des plus chauds partisans des Bourbons, qui l’appelèrent à la préfecture de Saône-et-Loire.

Il reçut de Monsieur, lors du voyage de Son Altesse Royale le comte d’Artois en Bourgogne, la croix d’officier de la Légion d’honneur.

Sans emploi pendant les Cent-Jours, il fut envoyé le 14 juillet 1815, comme préfet en Seine-et-Marne. Il s’y signala par des actes de vengeances politiques et par sa vive opposition à l’élection de La Fayette.

Nommé pair de France le 5 mars 1819 par M. Decazes, il fut destitué de ses fonctions de préfet à la chute de son protecteur (février 1820), et siégea alors assidûment à la Chambre haute. Il n’y prit pas la parole mais il vota avec les partisans de la monarchie constitutionnelle.

Le comte était titulaire de l’ordre royal de la Légion d’Honneur.

Il meut à Paris le 26 avril 1821.

Il avait été un temps propriétaire du château et des terres de Cheverny.

Il repose dans la 39e division avec son épouse née Constance Jeanne Stéphanie d’Houdetot (1788-1872), et Louis Auguste Constant Albert, comte de Monforton, pair de France (1815-1883).

Sources : Dictionnaire des parlementaires, 1826, Paris et divers.