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Seconde Guerre mondiale - Résistance - Déportation - France Libre

MIGDAL André (1924-2007)

8eme division
vendredi 21 août 2009.
 

Résistant et déporté

André Migdal (1924-2007) était un ancien résistant français.

Engagé aux Jeunesses communistes, il est arrêté le 24 juin 1941 avec ses deux frères et incarcéré à la prison de Fresnes. Libéré à 18 ans et demi, il est de nouveau arrêté le 24 septembre 1942, puis déporté à Neuengamme. Son futur beau-père est exécuté au Mont-Valérien le 11 août 1942.

Il prend part aux « marches de la mort ». Le 29 avril, il est embarqué sur le Cap Arcona, un navire du Troisième Reich que les Nazis prévoyaient de couler. Il est ensuite transféré sur l’Athen, et parvient à survivre après que ce dernier hisse le drapeau blanc, suite à l’attaque de la Royal Air Force.

Membre du Parti communiste français, il est fait officier de la Légion d’honneur, commandeur dans l’Ordre national du mérite, médaillé de la Résistance et chevalier des Arts et des Lettres.

Il écrit alors Les Plages de sable rouge, dans lequel il raconte "La tragédie de Lübeck" ainsi que Poèsies d’un autre monde parue en 1975, en 2004, pour Bayard Jeunesse J’ai vécu les camps de concentration, et en 2006 "Chronique de la base" basée sur la vie dans le Kommando de Bremen-Farge.

En plus de ses activités de poète et d’écrivain, il était président de nombreuses associations de déportés résistants, et notamment Président de la section du 10e arrondissement de Paris, qu’il n’avait jamais quitté. Il y fût particulièrement actif en y présentant notamment, sa pièce de théâtre La légende de Sylvina et des petits souliers. Ses poèmes « Chants et poèmes concentrationnaires » récités et édités par Mouloudji. Mise en musique du poème « Cantate pour la vie », par Michael Letz, jouée en 1983 à la cathédrale de Brême sous la direction de Maxime Chostakovich, le fils de l’immense compositeur russe Dmitri Chostakovitch, et en 2000 à la base sous-marine de Brême, lieu de sa captivité.

Il a dédié sa vie à témoigner sur les camps de concentration et le nazisme, depuis son retour des camps. Il a raconté son périple dans les lycées, les écoles, les entreprises, il faisait partie du jury du Prix de la résistance, deux jours avant de mourir, il était dans un lycée de Rambouillet avec des élèves.

Extrait des "Plages de Sables Rouges"

« C’est à Voves que j’ai appris à vivre,

à devenir un homme ;

C’est dans ce camp que mes yeux se sont ouverts à l’encre fraternelle

tremplin des jours d’espoirs,

bien au-delà des fers fabriqués par les monstres ».

Témoignage d’André Migdal

Je me disais souvent : « si je sors vivant d’ici, on ne croira pas ce que je raconte. » J’ai vécut des choses que l’on ne peut pas concevoir. Peut-être suis-je resté en vie pour témoigner. Mais camarades, tombés a mes cotés me donnent le devoir de le faire. Le souvenir de mess parents et de mes deux frères, disparus dans le camp d’Auschwitz, me hante chaque jour et chaque nuit. Depuis mon retour de l’enfer des camps nazis, j’essaie, à ma manière, de rendre hommage aux disparus." [...]

André Migdal s’est éteint en 2007, il repose dans la 8eme division.