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DUVERGIER DE HAURANNE Jean-Marie (1771-1836)

13eme division (1ere ligne, W, 20)
mardi 18 août 2009.
 

Homme politique

Jean-Marie Duvergier de Hauranne, voit le jour à Rouen le 21 mai 1771. Homme politique français.

Jean-Marie Duvergier de Hauranne appartenait à une honorable famille de commerçants de Rouen qui comptait parmi ses grands-oncles, Jean Duvergier de Hauranne l’abbé de Saint-Cyran, personnage célèbre dans l’histoire du jansénisme. Destiné au service de la marine, il s’embarqua fort jeune sur un vaisseau de la République et assista à la fameuse bataille du 13 prairial an II.

Après avoir quitté le service pour se livrer au commerce, Il devint l’un des plus habiles et des plus riches négociants de Rouen lorsque l’estime et à la considération de ses concitoyens lui valut d’être nommé membre du tribunal et de la chambre de commerce, administrateur des hospices, chef de bataillon de la garde nationale et, plus tard, adjoint au maire de Rouen.

Élu en 1815, par le corps électoral de la Seine-Inférieure, député à la Chambre dite introuvable, Duvergier de Hauranne fit partie de la minorité dont une fraction était ministérielle. Nommé membre de la commission chargée d’examiner le projet de loi d’amnistie, Il fut l’un des trois commissaires qui ne partagèrent point l’opinion de la majorité, et combattit vigoureusement les amendements du comte de Corbière relatifs au bannissement des régicides et aux catégories.

En janvier 1816, Duvergier de Hauranne se prononça contre la proposition tendant à confier exclusivement l’Instruction publique au clergé, et s’opposa, dans un comité secret, à ce que l’état civil des citoyens soit rendu aux paroisses. Lors de la dissolution de la Chambre, le 5 septembre 1816, Duvergier, réélu le mois suivant par son département, devint questeur de la Chambre et fut appelé par le roi à faire partie de la commission chargée de préparer le budget de 1817 et de poser les bases du crédit public.

Remplissant son mandat avec une scrupuleuse exactitude, Duvergier de Hauranne aborda souvent la tribune et parla dans presque toutes les questions d’administration, de commerce, de finances, de douanes et de régime colonial. Il défendit à cette tribune et dans les comités la liberté de la presse, combattit l’opportunité de la guerre d’Espagne, s’éleva avec énergie contre toutes les mesures violentes, et surtout contre l’exclusion de la Chambre du député Manuel.

Rendu à ses affaires et à la vie privée en 1823, à la suite de sa non-réélection due à son opposition au ministère, Duvergier de Hauranne écrivit un ouvrage important, intitulé De l’Ordre légal en France, 1825-1828, 2 vol. in-8°. Ses autres publications, composées de brochures politiques, ont pour titres : Discussion sur les délits de la presse, session de 1816, Paris, 1817, in-8° ; Réponse à M. Benjamin Constant, Paris, 1818, in-8° ; Réflexion sur l’organisation municipale, Paris, 1818 ; Égalité du partage et du droit d’aînesse, Paris, 1820 ; Opinions et Répliques sur l’Université et l’École de Médecine, prononcées dans la séance du 10 avril 1823, Paris, 1823 ; Discours improvisé sur le projet d’adresse au roi, Paris, 1823 ; Coup-d’œil sur l’Espagne, Paris, 1821 ; Du Jury anglais et du Jury français, Paris, 1827 ; Lettre sur la élections anglaises et sur la situation de l’Irlande, Paris, 1828.

Duvergier de Hauranne laissa un fils, Prosper Duvergier de Hauranne qui, après s’être fait une brillante réputation dans la presse, fut député sous le gouvernement de Juillet, représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848 et à l’Assemblée législative l’année suivante, et entra en 1870 à l’Académie française.

Jean Marie Duvergier de Hauranne s’est éteint à Paris le 20 août 1831, il repose dans la 13e division.

Sources :Théodore-Éloi Lebreton, Biographie rouennaise, Rouen, Le Brument, 1865, p. 128-9 et divers.