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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet - Second Empire

PONS DE L’HERAULT André (1772-1853)

32eme division (2e ligne, V, 32)
samedi 1er août 2009.
 

Homme politique

André Pons, dit Pons de l’Hérault, voit le jour à Sète le 11 juin 1772. et mort en 1853, est un

Révolutionnaire français qui est célèbre pour avoir côtoyé Napoléon Ier en exil à l’île d’Elbe.

Pons de l’Hérault est né à Sète (Hérault) le 11 juin 1772. Fils d’un aubergiste qui le destinait à la prêtrise, il s’embarque à 10 ans comme mousse sur un navire marchand. Il embrasse immédiatement les idéaux révolutionnaires et s’engage dans l’armée. En 1790 il est officier de marine.

Le siège de Toulon en 1793 est le premier tournant de sa carrière. La ville, alors aux mains des Britanniques, est assiégée par les troupes de la Convention. C’est à Toulon, où il est envoyé comme représentant des Sétois, qu’il fait la rencontre du jeune Bonaparte. Ce-dernier le désigne à Dugommier pour prendre le commandement de l’artillerie. Après la prise de Toulon, il quitte un temps la carrière militaire. Il fera de la prison pour avoir soutenu jusqu’au bout Robespierre. Il reprend avec brio les armes et se distingue en Italie.

Fervent républicain, il s’oppose au coup d’État du 18 brumaire et signe un pamphlet violent qui lui vaut un long discrédit. En 1809, grâce à son amitié avec Lacépède, nouveau grand chancelier de la Légion d’honneur, il part administrer les mines de fer de l’île d’Elbe qui appartiennent désormais à la Légion d’honneur.

Il se distingue alors en rénovant complètement le vieil établissement des mines de Rio Marina, grâce à ses talents d’administrateur mais aussi son sens du dialogue et son intérêt pour le progrès social. Pour les ouvriers il est "nostro babbo" (notre père). Cette popularité fera de l’ombre et irritera l’Empereur Napoléon.

La maison de Pons est toujours visible Via Castelfidardo (près du musée des Mines) à Rio Marina. Il avait également une résidence à Portoferraio, près de la porte de la mer.

Après l’échec de la campagne de France (1814) et l’entrée des Alliés dans Paris, Napoléon abdique une première fois et reçoit la souveraineté de l’île d’Elbe, propriété de l’ex-Empire français. Napoléon débarque dans ce minuscule empire, quarante fois plus petit que la Corse, le 4 mai 1814.

Entre le souverain et cet ex-jacobin, farouche républicain, les rapports sont immédiatement tendus. Mais Napoléon appréciera le courage, la loyauté et l’honnêteté de cet administrateur dévoué. La séduction joue surtout dans l’autre sens, au point que trois-cent jours après l’arrivée de Napoléon sur l’île, lorsque ce-dernier part avec une poignée d’hommes à la reconquête de la France, Pons de l’Hérault le suit. Il devient préfet du Rhône, place stratégique dans la défense du territoire, pendant les Cent-Jours. Après Waterloo, il tentera de le rejoindre à Sainte-Hélène.

Avec la fin de Napoléon et la Restauration, Pons doit s’enfuir et erre dans toute l’Europe. Il rentre en France en 1821. La Monarchie de Juillet, qui tente la première réconciliation nationale, lui donne la préfecture du Jura, mais il la quittera vite après un différend avec le maréchal Soult, alors ministre de la Guerre.

La République de 1848 reconnaîtra en lui l’indéfectible promoteur du suffrage universel et de la démocratie en le nommant conseiller d’État. Trois ans plus tard, il s’oppose naturellement au coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, comme il l’avait fait cinquante ans plus tôt pour celui de son oncle.

Il nous a laissé ses Mémoires sous le titre Souvenirs et anecdotes de l’ile d’Elbe, Paris, Plon, 1897. Ouvrage réédité en 2005 sous le titre, Napoléon, empereur de l’ile d’Elbe, souvenirs et anecdotes, Paris Les Editeurs libres.

André Pons de l’Hérault meurt en 1853. Il repose dans la 32e division.