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Révolution - Empire

OUDOT Jean François (1768-1814)

8eme division (1ere ligne, AD, 22)
lundi 13 juillet 2009.
 

Général de brigade

Jean François OUDOT voit le jour à Ornans, le 20 septembre 1768.

Militaire de grande valeur, il commence sa carrière aux Armées du Rhin et de Rhin-et-Moselle (1792-1795)

Promu lieutenant le 6 août 1792. Capitaine au 11e bataillon de volontaires du Doubs (07 septembre 1792), Capitaine à la 20e bis demi-brigade d’infanterie légère (29 juin 1795).

A la retraite de Mayence, il est fait prisonnier (10 novembre 1795) Il rentre de captivité le 05 juin 1797.

De 1797 à 1801, il est versé aux Armées d’Allemagne, du Danube et du Rhin.

Le 25 septembre 1799, Capitaine à la 10e demi-brigade d’infanterie légère, il est blessé de deux coups de feu au passage de la Limmat.

Le 11 juillet 1800, il se distinge à la prise de Füssen où, à la tête de 10 chasseurs, il s’empare d’une pièce de canon et fait 80 prisonniers.

Le 24 septembre 1803, promu Capitaine au 10e régiment d’infanterie légère.

En 1804-1805, sert à l’ Armée des Côtes de l’Océan, au camp de Saint-Omer.

Fait chevalier de la Légion d’Honneur le 5 août 1804. Il sera fait officier de la Légion d’Honneur le 26 décembre 1809 et Commandeur de la Légion d’Honneur le 19 novembre 1813.

Prend part à la campagne de 1805. Chef de bataillon au 12e régiment d’infanterie légère (30 août 1805)

Le 15 mai 1807, il reçoit une blessure au siège de Dantzig.

En 1808, il participe à l’ expédition du Portugal. Il est fait major du 15e régiment d’infanterie légère (30 janvier 1809).

Le 1er mai 1809, il est versé à l’ Armée d’Espagne, chef de bataillon de la 4e demi-brigade provisoire. Il est Major du 8e régiment d’infanterie légère en date du 18 septembre 1810.

Promu colonel du 156e régiment d’infanterie de ligne (16 janvier 1813). Il participe à la campagne de Saxe (1813).

Le 13 février 1814, promu Commandant provisoire de la 1re brigade de la 1re division de réserve de Paris.

Fin mars 1814, la campagne de France et le Premier Empire tirent à leur fin. Fortes de 800.000 soldats européens, rejointes par le comte d’Artois et le duc d’Angoulême, les armées alliées marchent sur Paris. Après avoir forcé les barrières de Belleville, Pantin, Romainville, la butte Saint-Chaumont et le pont de Charenton, elles prennent sur la rive droite de la Seine la butte Montmartre.

Le nord et le nord-ouest de l’enceinte de la capitale, de Clichy à Neuilly, sont protégés par 70.000 hommes de la garde nationale.

Devant l’avancée des ennemis, le maréchal Moncey se porte à la barrière de Clichy. Pupilles de la garde, invalides, volontaires, ouvriers, citoyens, tirailleurs, élèves des Ecoles polytechnique et vétérinaire : les troupes de Moncey rassemblent 15.000 hommes. Horace Vernet, son frère Carle, les amis et membres des cercles bonapartistes, en font partie.

Leur manque d’expérience des armes ne les empêche pas de résister vaillamment en défendant le poste de garde jusqu’à la proclamation de l’armistice. Le 30 mars 1814 avant l’aube, le rappel des tambours annonce l’ultime épisode héroïque de la défense de la dernière barrière, attaquée par le contingent russe.

Le 30 mars 1814, le général Oudot se fait tuer à la bataille de Paris en enlevant les retranchements de l’ennemi sur les hauteurs de Belleville.

Il est inhumé dans la 8e division.

Sources : charles Mulliè, Biographies de gloires militaires de la France, Paris 1851. Et divers.

Gravures :

Entrée des troupes russes dans Paris, défilé devant la porte monmartre. (1815).

Horace Vernet, la défense de la barrière de Clichy.