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Journalistes - Littérateurs - Hommes de plume

SYLVESTRE DE SACY Samuel Ustozade (1801-1879)

10eme division (5e ligne, Y, 19)
lundi 6 juillet 2009.
 

Fils du célèbre orientaliste

SACY (SAMUEL-USTAZADE-SILVESTRE, BARON DE)voit le jour à Paris le 17 octobre 1801

Décédé à Paris le 14 février 1879

Homme politique et sénateur

Il fit de brillantes études au collège Louis-le-Grand, puis étudia le droit à Paris.

Licencié en 1820, il exerça pendant quelques années la profession d’avocat.

A vingt-sept ans, il entra à la rédaction du Journal des Débats, dont il ne cessa depuis lors de faire partie.

Partisan zélé du gouvernement de juillet, il défendit constamment dans ses articles la politique des ministres de Louis-Philippe, fut nommé conservateur de la bibliothèque Mazarine en 1836 et administrateur en 1848.

Il renonça à la polémique politique après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, continua de collaborer aux Débats comme rédacteur littéraire, et fut appelé, le 18 mai 1854, à succéder à Jay comme membre de l’Académie française.

Chevalier de la Légion d’honneur en 1837, officier du même ordre en 1860, il fut nommé (juillet 1864) membre du conseil supérieur de l’instruction publique.

Jusque-là M. de Sacy avait évité d’adhérer formellement au gouvernement impérial. Mais deux articles extrêmement élogieux qu’il publia (1865) dans les Débats sur le premier volume de la Vie de César, lui valurent d’être appelé au Sénat le 26 décembre de la même année, et d’être promu commandeur de la Légion d’honneur le 4 août 1867.

Il n’eut qu’un rôle parlementaire effacé, soutint de ses votes le gouvernement impérial, et conclut, comme rapporteur, au rejet d’une pétition catholique qui demandait que le gouvernement s’opposât à l’érection d’une statue de Voltaire sur une des places de Paris (21 décembre 1869).

La révolution du 4 septembre le rendit à la vie privée. Ce fut lui qui prononça sur la tombe de Thiers le discours au nom de l’Académie française.

On a de lui :

Variétés littéraires, morales et historiques (1858) ;

une édition de la traduction de l’Imitation de Jésus-Christ, par Michel de Marillac ;

une édition des Lettres spirituelles de Fénelon, une édition des Lettres de Mme de Sévigné, etc.

Il a collaboré avec Th. Gautier, P. Féval et Ed. Thierry, au Rapport publié par ordre du gouvernement sur l’état des lettres et des sciences en 1868.

Sources : Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

(APPL 2016)