Navigation







Ecrivains - Historiens - Littérateurs

DACIER Bon Joseph (1742-1833)

29eme division (4eme ligne, S, 33)
dimanche 5 juillet 2009.
 

Historien et traducteur

Bon Joseph Dacier, voit le jour à Valognes le 1er avril 1742.

historien, philologue et traducteur helléniste français.

Chevalier de l’Empire par lettres patentes en date du 16 décembre 1813 puis Baron le 29 mai 1830.

conservateur de la Bibliothèque nationale.

Après des études au collège d’Harcourt, il devient l’élève et l’assistant de l’abbé Foncemagne. Il se fait connaître en 1772 par une traduction des Histoires d’Élien et devient la même année membre associé de l’Académie des inscriptions, dont il sera président et secrétaire perpétuel en 1782 et dont il écrira l’histoire pour la période comprise entre 1784 et 1830.

Il traduit la Cyropédie de Xenophon (1777). Il est membre du corps municipal de Paris en 1790 et dirige la mise en place du nouveau système de contributions directes, mais refuse le ministère des Finances qui lui est offert par Louis XVI.

Après s’être retiré en Seine-et-Oise pendant la Révolution, il devient membre du Tribunat en 1799, puis, l’année suivante, il est nommé conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale et élu membre de l’Académie des Sciences morales et politiques.

Il est élu membre de l’Académie française en 1822 à l’âge de 80 ans et en devient de fait le doyen d’âge dès son élection. Il reçoit le titre de baron le 26 mai 1830.

Bon Joseph Dacier est par ailleurs éditeur du Journal des sçavans, membre et historiographe de l’Ordre de Saint-Lazare et auteur de nombreuses notices historiques.

Son Rapport historique sur les progrès de l’histoire et de la littérature ancienne, commandé par l’Empereur et paru en 1810, reste une référence pour les historiens de la Révolution. C’est à lui qu’est adressée la célèbre Lettre à M. Dacier relative à l’alphabet des hiéroglyphes phonétiques dans laquelle Champollion lui fait part de sa découverte d’un système de déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens.

Pierre-François Tissot, son successeur à l’Académie, a dit de lui qu’« il avait les idées les plus saines sur l’érudition, et il tendait sans cesse à lui donner une direction utile et philosophique. « Ne cherchons que des mines d’or », disait-il à ses confrères et surtout à leurs jeunes émules. [...] Rien de plus dangereux parfois que ses éloges ; on les craignait comme une épigramme de Lebrun. En revanche, il aimait à seconder l’essor du talent ; après le bonheur de l’avoir trouvé quelque part, son plus grand plaisir était de le produire au grand jour. »

Le baron Dacier s’est éteint à Paris le 4 février 1833.

Sources : Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, 1908. P.119

Wikipédia et divers

(APPL 2016)