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Ecrivains - littérateurs - Historiens

THIERS Louis-Adolphe (1797-1877)

55eme division (1ere ligne)
mardi 18 octobre 2005.
 

Historien et homme politique

Louis-Adolphe Thiers est né à Marseille le 15 avril 1797 d’une famille bourgeoise. Sa mère est parente d’André et de Joseph Chénier.

En 1806, il entre comme boursier au lycée de Marseille. Il fait de brillantes études. Il est reçu avocat à Aix en 1820.

Il remporte un prix à l’académie avec l’Eloge de Vauvenargues. Il vient à Paris en 1821. Il rejoint l’ami fidèle de toute sa vie, M. Mignard.

Sur recommandation du député Manuel, il entre au journal le Constitutionnel où il publie de nombreux articles littéraires et politiques.

Il prend part à la rédaction des Tablettes historiques et il commence à faire paraître les deux premiers volumes de son Histoire de la Révolution Française, ouvrage monumental à la gloire de la Nation.

C’est grâce à un travail préparatoire intense qu’il peut mener à bien cet ouvrage terminé en 1827. Il publie en 1826 son Law et son système, curieuse étude.

Il fonde en le 1er janvier 1830 avec Mignet et Armand Carrel, un nouveau journal le National , pour défendre la Chartre. Tous trois vont combattre ardemment les erreurs qui vont mener à la Révolution de juillet 1830.

C’est Thiers qui rédige la fameuse protestation des journalistes contre les Ordonnances de Charles X. C’est lui qui attire l’attention du peuple sur le prince d’Orléans et qui détermina ce dernier à accepter le trône.

Thiers est nommé conseiller d’état, puis secrétaire général, puis sous-secrétaire d’état au Ministère des Finances (4 novembre 1830). Jusqu’à la fin du règne de Louis-Philippe il ne cesse de jouer un rôle important. Dès 1836, des dissensions de font jour entre Thiers et Guizot. Surtout en politique extérieure.

A la prise des affaires par Guizot et son parti doctrinaire, Thiers retrouve ces grands travaux d’histoire, de 1841 à 1845, il amasse une très importante documentation sur le Consulat et l’Empire.

Pour cela, il voyage beaucoup. A son retour, il publie les deux premiers volumes de son Histoire du Consulat et de l’Empire (le dernier n’est paru qu’en 1862.

Cet ouvrage lui valu l’appelation d’Historien National. Il reçu le prix biennal de l’Académie Française dont il fait partie depuis 1834. A cette époque, il est considéré comme un des chefs éminents du parti libéral.

A la Révolution de 1848, il choisit de ne point combattre le Gouvernement Provisoire. Il est élu député dans quatre départements, il choisit la Seine-Inférieure. Le 10 février, il vota pour la présidence du prince Louis-Napoléon Bonaparte. Lors du coup d’état, il est arrêté et conduit à la prison de Mazas. Il est banni comme tant d’autres du territoire national.

Il revient en France en 1852 suite au décret. Les élections de 1863 le ramènent à la Chambre. Son discours sur son opposition à la guerre avec la Prusse lui vaut un déchaînement d’injures. La révolution du 4 septembre réalisée, il refuse d’entrer au Gouvernement de la Défense Nationale, mais il accepte la difficile mission diplomatique qui le conduit de Londres, à Vienne, à Florence, à Saint-Pétersbourg, pour aller chercher des alliances .Il échoua pratiquement.

Les rigueurs du siège de Paris et la famine, les revers de nos armées obligèrent la France à supporter la loi du vainqueur. Une assemblée est élue pour traiter la paix. Thiers est nommé le 17 février 1871, chef du pouvoir exécutif de la République Française. Il installe ce gouvernement à Versailles.

Il fait réprimer dans le sang la Commune de Paris au cours de la semaine sanglante qui fera entre 20 000 et 30 000 victimes. Le 30 août 1871, il est nommé Président de la République.

Il se démet de ses fonctions le 24 mai 1873 suite à l’opposition persistante. Il restera de 1873 à 1876 le chez incontesté du parti conservateur républicain.

Le 3 septembre 1877, suite à une crise d’apoplexie, il décède à l’âge de 80 ans. Son tombeau, élevé par souscription nationale, ressemble à celui de l’Empereur Napoléon.