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Représentants du peuple - Députés - Sénateurs

BARRILLON François Alexandre (1801-1871)

39eme division (2eme ligne)
dimanche 24 mai 2009.
 

Député de l’Oise

François Sophie Alexandre Barrillon fils, voit le jour à Paris le 5 avril 1801.

Il fut député de 1837 à 1842, représentant du peuple aux assemblées constituante et législative de 1848 et 1849, député au corps législatif de 1865 à 1870.

Il commence sa carrière aprés des études de droit en s’inscrivant au Barreau de Paris en 1821. Dans le même temps, il acquiert une situation politique dans l’Oise où il était propriétaire et là même où il devint Maire de la commune d’Elincourt en 1838. Il était déjà conseiller général depuis 1833.

Elu le 4 novembre 1837, député de l’Oise (5eme collège, Compiègne) Il siégea à la gauche constitutionnelle. Il ne fut pas réélu à la suite de la chute du ministère Mollé (janvier 1839), il ne rentra à la Chambre que le 9 juillet 1842, aux élections générales.

Barrillon fils fit partie de l’opposition, mais fut combattu par le ministère Guizot, il échoua aux élections du 1er août 1846. Il n’en continua pas moins à combattre la politique de résistance du gouvernement et présida le banquet réformiste de Compiègne en novembre 1847.

Le gouvernement provisoire de février 1848 le nomma commissaire du gouvernement dans l’Oise, le 27 février, et le révoqua sans façon en avril pour ecès de modération.

Mais il fut réélule 23 avril, par le département de l’Oise, à l’assemblée législative, le 13 mai 1848. Il siègea au centre droit et vota le 26 mai, avec la gauche, pour le bannissement de la famille d’Orléans.

A des degrés divers, il votale 7 juin pour la loi sur les attroupements, le v31 juillet contre la proposition Prud’hon, le 26 août, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, le 2 septembre pour le maintien de l’état de siège, le 18 septembre contre l’abolition de la peine de mort, le 25 septembre pour pour l’impôt proportionnel, le 7 octobre contre l’amendement Grévy, le 2 novembre contre le droit au travail (amendement Félix Pyat) etc.

Partisant de la candidature du général Cavaignac à la présidence de la République, il protesta vigoureusement contre le coup d’état du 2 décembre, à la mairie du Xe arrondissement , et se retrouva enfermé quelques jours à la prison de Mazas. Il ne rentra en politique que le 23 septembre 1865, à l’occasion de l’élection qui eut lieu dans l’Oise.

Il s’était alors franchement ralié à l’Empire qui l’honora de la croix d’officier de la Légion d’Honneur à la promotion du 15 août 1868, il était déjà titulaire de la croix de chevalier depuis le 5 juillet 1851.

Alexandre Barrillon fils s’est éteint à Elincourt le 2 octobre 1871. Il repose dans la sépulture familiale de la 39eme division.

Sources : Dictionnaire des parlementaires français - M. Gérard Orsel, notes (APPL 2009)

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