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ALKAN Charles Valentin Morhange dit (1813-1888)

eme division
samedi 11 avril 2009.
 

Pianiste et compositeur

Charles-Valentin Alkan, né Charles-Henri-Valentin Morhange, voit le jour le 30 novembre 1813, à Paris et décédé 29 mars 1888, dans la même ville, est un pianiste et compositeur français.

Il se rattache à la tradition de grande virtuosité de l’époque romantique, initiée par Paganini au violon, puis au piano par Frédéric Chopin et Franz Liszt.

Né de parents juifs, au sein d’une fratrie (cinq frères et une sœur) de musiciens qui adoptèrent tous le nom de Alkan - prénom du père, Alkan Morhange, qui tenait une école élémentaire réputée pour son enseignement musical - Charles-Valentin est d’abord un enfant prodige entrant à 6 ans au Conservatoire de Paris. Il étudie l’harmonie, l’orgue et le piano avec des professeurs tels que Joseph Zimmermann, qui fut aussi le professeur de Georges Bizet, César Franck, Charles Gounod, et Ambroise Thomas. Il obtient le premier prix pour le piano en 1824, pour l’harmonie en 1827, pour l’orgue en 1834. Il est à 17 ans un virtuose réputé, rivalisant avec Franz Liszt ou Sigismond Thalberg.

Surnommé « le Berlioz du piano » par Hans von Bülow, il a cependant été peu présent au concert : dès l’âge de 20 ans, il se retire de la vie publique, manifestant une forte misanthropie, et se consacre à la composition. Pour gagner sa vie, il donne des leçons : il devient un pédagogue réputé vers lequel les élèves de Chopin se tournèrent à la mort de celui-ci. Il donne tous les ans Six petits concerts, salle Erard, où il présente en intermède quelques-unes de ses œuvres, au milieu d’un répertoire très classique.

En 1844 Charles-Valentin Alkan reprend les concerts. Il espère succéder à Joseph Zimmermann au Conservatoire de Paris, mais c’est Marmontel qui obtient le poste. Il quitte de nouveau la vie publique après 1848 et y revient en 1855 avec la publication de ses Douze Études dans tous les tons mineurs, op. 39.

Charles-Valentin Alkan à l’instar de Frédéric Chopin, a écrit presque exclusivement pour le piano. Ses œuvres les plus importantes sont la Grande Sonate pour piano « Les Quatre Âges de la vie », op. 33, et ses Études, comparables en difficultés et en complexité aux Etudes d’exécution transcendantes de Liszt.

Ses compositions ont été longtemps méconnues et restent encore peu enregistrées. Elles sont pourtant extrêmement originales et personnelles et d’une extrême difficulté d’exécution.

Il meurt à 74 ans, selon la légende écrasé par sa bibliothèque alors qu’il saisissait le Talmud. Officiellement, il s’agit d’un « accident domestique ».

Sources : FRANCOIS-SAPPEY Brigitte, Charles-Valentin Alkan. Fayard, Paris 1991 et divers.