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Révolution - Empire - Restauration

BROQUET, Veuve Marchand Marie Marguerite (1769-1829)

39eme division (3eme ligne)
samedi 21 mars 2009.
 

Première berceuse du Roi de Rome

Dans cette sépulture familiale reposent Charles Joseph Marchand, né en 1761 et décédé en 1826.

Marie Marguerite Broquet, veuve Marchand, née à Montainville le 9 mars 1769 et décédée le 6 mai 1829 à Paris.

Ils étaient les parents de Louis Marchand, le fidèle premier valet de chambre et ami de l’Empereur Napoléon à Saint-Hélène, et de Henriette Marchand, fille de garde-robe de l’impératrice Marie-Louise.

En 1811, Marie Marguerite fut la première berceuse du Roi de Rome.

En 1814, elle a une dernière rencontre avec son fils le 21 avril, celui ci accompagnant l’empereur à l’ile d’Elbe.

Accompagnant Mme de Montesquiou gouvernante du Roi de Rome, elle part pour Vienne (Autriche). Elle continue son service auprés du fils de Napoléon. L’enfant lui est trés attaché et la nomme affectueusement "Chanchan", comme il surnomme Mme de Montesqiou, "Maman Quiou".

A l’ile d’Elbe, c’est par ses lettres qu’elle a écrites à son fils que Napoléon reçoit des nouvelles du sien. En 1815, lors des Cent-jours, quelques lettres qui arrivent encore à passer donnent de trés maigres informations sur la nouvelle coalition qui se prépare.

En 1816, elle est renvoyée de la cour de Vienne. C’était la dernière française dans l’entourage du petit Roi de Rome.

Elle est accusée d’avoir fait parvenir à l’Empereur une mèche de cheveux de son fils. Napoléon la conservera précieusement.

Le soir du 27 février, n’ayant pas le courage de dire adieu à l’enfant, elle le couche, comme tous les soirs, lui fait dire sa prière et part lorsqu’il dort.

D’un caractère exemplaire, avec un sens du devoir trés affirmé, Marie Marguerite Marchand a fait l’unanimité autour de sa personne. Le comte de Dietrich dira d’elle :

"Madame Marchand mérite des éloges, sous tous les rapports, elle n’avait qu’un seul défaut du reste bien excusable, celui de parler constament de Paris..."

Désormais, c’est le comte de Dietrich qui est chargé de l’éducation de l’enfant, devenu prince de Parme.

En 1821, retirée à Auxerre, elle revoit son fils à son retour de Sainte-Hélène, quand il rentre en France aprés la mort de l’Empereur.

Ce monument vient d’être restauré par les spoins de l’ACMN (Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens, du Souvenir Napoléonien et de la Ville de Paris (2008-2009).

Gravures : Toile d’ Antoine Menjaud (1811)

Crédit photos : (APPL 2009)

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