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Ancien Régime - Révolution - Empire - Restauration

GRATET François Joseph de, vicomte du BOUCHAGE (1749-1821)

22eme division (1ere ligne, T, 18)
mercredi 11 mars 2009.
 

Lieutenant général des Armées du Roi

François Joseph de Gratet, vicomte du Bouchage voit le jour à Grenoble le 1er avril 1749, mort le 12 avril 1821), est un général d’artillerie et homme politique français, ministre de la marine en 1792 et en 1815, ministre des affaires étrangères en 1792.

Né dans une famille noble du Bugey, établie en Dauphiné depuis le XVIe siècle, il est le quatrième enfant de Claude-François de Gratet, dit le comte du Bouchage, avocat à la cour et chevalier d’honneur au Parlement du Dauphiné.

Comme son frère Marie-Joseph, il embrasse la carrière militaire en entrant en 1763, à l’âge de quatorze ans, dans l’artillerie de France. Officier brillant, il est nommé chef de brigade le 1er novembre 1784 lors de la création du corps royal de l’artillerie des Colonies. De ce fait, il passe dans la marine, qu’il ne quittera plus.

Deux ans plus tard, au 1er mai 1786, il est sous-directeur, à Brest, de l’artillerie de marine. Devenu directeur au début de la révolution, il publie en 1791 un mémoire sur l’organisation des troupes de marine qui inspirera les législateurs pour leur décret du 14 juin 1792.

Maréchal de camp et inspecteur général de son arme le 8 juillet 1792, il acceptera après deux rebuffades le 21 le portefeuille de ministre de la marine après le renvoi de Roland, puis celui de ministre des affaires étrangères.

Destitué le 10 août comme contre-révolutionnaire. Il conseillait à Louis XVI la résistance ; ce prince préféra se retirer au sein de l’Assemblée.

Le vicomte du Bouchage l’y accompagna donnant le bras à la Reine et tenant Madame par la main.

Le 13 août il quitta Paris, mais il n’émigra pas. Il fut arrêté quelques jours en 1805, comme soupçonné d’avoir des intelligences avec Londres.

Nommé commandeur de Saint-Louis en 1814, il resta inactif en apparence pendant les Cent-Jours.

Ministre de la marine le 27 septembre 1815, il eut l’idée de créer une École de marine à Angoulême ; il rétablit la caisse des Invalides.

Il se montra contraire à l’ordonnance du 5 septembre, et, par suite de cette opposition, dut remettre son portefeuille au comte Mole, le 22 juin 1817.

Il fut nommé pair de France, ministre d’État avec 20 000 francs de traitement.

Il mourut le 12 avril 1821. Il repose dans la 22e division.

Sources : Charles Mulliè, Biographies des Gloires militaires de la France, Paris 1852.