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Révolution - Empire - Restauration - Monarchie de juillet

KLEIN Dominique Louis Antoine, général comte de (1761-1845)

8eme division (6eme ligne, AC, 22)
mardi 10 février 2009.
 

Général, comte de l’Empire

Dominique Louis Antoine Klein, voit le jour le 24 janvier 1761 à Blâmont (Meurthe) d’une famille riche, militaire français.

Il servit dans la maison du roi ; lieutenant d’infanterie en 1790, adjoint-général dans un régiment de chasseurs à cheval à Fleurus (armée du Nord), il s’y distingua particulièrement, ainsi que dans toutes les affaires qui suivirent.

Général de brigade à l’armée de Sambre-et-Meuse, il s’y fit l’émule de gloire de l’adjudant-général Ney, se couvrit de gloire à Wurtzbourg, à Bamberg où il entra, emporté par son ardeur, avec 50 dragons, sabra les impériaux qui voulaient s’emparer de lui et parvint à sortir de la ville.

Au combat de Weilbourg (septembre 1796) il déploya la plus rare valeur, et à la bataille de Neuwied (avril 1797) il enleva avec ses dragons une position importante, détruisit le régiment de hussards de Barco et fit un grand nombre de prisonniers.

Il fut nommé en récompense général de division, devint le chef d’état-major de Masséna, commanda l’avant-garde et attaqua le premier à Zurich ; il commanda ensuite la cavalerie sur le Rhin, devant Kelh, et suivit Moreau dans sa marche sur Vienne.

Rentré en France, on lui donna la 1re division de dragons dans la Somme.

Grand officier de la Légion d’honneur à la création, il alla combattre sous Murat à la Grande Armée. Après la bataille d’Iéna, il occupait, avec une division de dragons, le village de Weissensee, seul débouché ouvert à Blücher. Celui-ci arrive en effet, s’étonne de trouver le général Klein dans cette position et lui jure qu’un armistice vient d’être conclu. Klein le croit, le laisse passer avec 7 000 hommes et apprend trop tard qu’on l’a trompé. Furieux, il jure de se venger, charge dès le lendemain les Prussiens avec fureur, les taille en pièces et leur prend dix drapeaux, 1 000 hommes et un officier général.

Depuis, en Pologne et en Allemagne, 1806 et 1807, Klein se rendit terrible aux ennemis par ses charges de cavalerie.

Le général Klein fut appelé au Sénat Conservateur en 1807 et prit part à ses délibérations jusqu’en avril 1814.

Il vota la déchéance de Napoléon Ier, ne prit point de service pendant les Cent-Jours et fut créé pair de France à la seconde Restauration.

L’Empereur lui avait fait épouser mademoiselle d’Aremberg, fille de la comtesse d’Aremberg, dame d’honneur de l’impératrice Joséphine de Beauharnais. Il l’avait nommé en outre gouverneur du palais impérial.

Son fils, Eugène Joseph Napoléon, de son second mariage avec Mademoiselle d’Arberg, fille d’une dame d’honneur de Joséphine et du gouverneur de Valencay, qu’il avait épousé sur les conseils de l’empereur, est enterré aussi dans cette tombe (1813 - 1875)

Le général s’est éteint le 2 novembre 1845, dans sa 86e année.

Source : « Dominique Louis Antoine Klein », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 Paris.

Six, Georges. Dictionnaire Biographique des Généraux & Amiraux Français de la Révolution et de l’Empire (1792-1814). Paris : Gaston Saffroy, 2003.

Photos : Didier Muller et divers (APPL 2017)