Navigation







Sculpteurs - Fondeurs - Bronzeurs

RUDE François (1784-1855)

mercredi 28 janvier 2009.
 

Sculpteur français

Le départ des volontaires en 1792

François Rude, voit le jour à Dijon le 4 janvier 1784.

Sculpteur français. Il a assuré la transition entre le néoclassicisme et le romantisme.

En 1809, il s’installe à Paris et devient l’élève de Pierre Cartellier, obtenant le prix de Rome en 1812. En 1815, il part s’installer à Bruxelles où il se met au service de l’architecte Van der Straeten et exécute neuf bas-reliefs pour le palais de Tervueren. Il y épouse le peintre Sophie Fremiet, fille de Louis Fremiet, bonapartiste français exilé volontaire et frère du sculpteur Emmanuel Fremiet. Il revient ensuite à Paris.

Après 1827, il produit une statue de la Vierge pour l’église Saint-Gervais et une statue de Mercure, aujourd’hui exposée au Louvre. En 1833, il obtient la légion d’honneur et une commande de haut-relief pour l’arc de triomphe de l’Étoile : il s’agit du Départ des volontaires de 1792 , communément appelé La Marseillaise, qui est son œuvre la plus célèbre.

En parallèle il taille dans le marbre le Petit Pêcheur Napolitain jouant avec une tortue, exposé au Louvre.

Un musée lui est consacré dans sa ville natale de Dijon ; il est installé dans le transept de l’ancienne église saint-Étienne, 8 rue Vaillant. Il contient essentiellement des moulages, dont une reproduction grandeur nature (un surmoulage) du Départ des volontaires de 1792.

Ce dernier a été créé pendant la Seconde Guerre mondiale en cas de destruction de l’original par les bombardements allemands. Quant à l’arc de triomphe de la Place de l’Étoile, seul le groupe sculpté par François Rude a été protégé par des sacs de sables, à l’instar de quelques autres monuments parisiens, ce qui montre la haute estime des autorités de l’époque pour ce chef-d’œuvre.

Une pièce commémorative de dix francs français a été émise en 1984 à l’occasion du bicentenaire de la naissance du sculpteur, la pièce de Dix francs François Rude.

Jean-Baptiste Carpeaux fut un de ses élèves.

François Rude est mort le 3 novembre 1855.

Oeuvres : gisant de Godefroy Cavaignac (31e), au cimetière Montmartre.

Oeuvre au Père Lachaise : Il participa au monument de Cartellier (buste du maître et La Bonté.

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2009)