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Monuments remarquables - Sculpteurs

BOUCHARD Henri (1875-1960)

dimanche 11 janvier 2009.
 

Sculpteur français

Henri Bouchard est un sculpteur français, né le 13 décembre 1875 à Dijon et mort le 30 novembre 1960 à Paris.

Fils d’un menuisier dijonnais, il entre comme apprenti chez un décorateur ornemantiste où il apprend les rudiments de la sculpture. Il suit dans le même temps les cours de l’École des Beaux-Arts de sa ville natale, avant de s’inscrire à l’Académie Julian et d’entrer à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, où il est l’élève d’Hectore Lemaire de 1889 à 1894. Il y est élève de François Dameron. Il entre aux Beaux-arts de Paris dans l’atelier du sculpteur Louis-Ernest Barrias de 1895 à 1901.

En 1901 il gagne le grand Prix de Rome (avec une oeuvre intitulée « Exil d’Oedipe ».

De 1902 à 1906, il est pensionnaire à la Villa Médicis de Rome où il produit différentes oeuvres (Faucheur, Débardeur du Port de Naples, Fillette à la cruche, jeune danseuse romaine..).

Il envisage un temps de dédier un monument au travail et aux travailleurs.

De 1903 à 1905, il fait de grands voyages. Outre l’Italie ; il visite la Tunisie en 1903, le Maroc en 1904 et la Grèce (en 1905). Ces années aiguisent son goût pour la vie quotidienne et le labeur des petites gens.

En Italie il sculpte des paysans au travail et envoie à Paris en 1904 un Faucheur grandeur nature aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Dijon.

1906-1924 : retour en France, il vit et travaille dans le quartier Montparnasse à Paris où il pousse à l’extrême son approche réaliste du simple travailleur. Il reçoit sa première commande de l’État en 1907.

De 1910 à 1917. Il est nommé professeur à l’Académie Julian. Son art devient plus stylisé, rythmé, plus décoratif aussi. Il crée de petites pièces décoratives et reçoit de nombreuses commandes d’œuvres monumentales et de reliefs.

En 1912, il voyage, cette fois vers le nord ; en Angleterre, Belgique et aux Pays-Bas.

En 1913, il épouse Suzanne Schneller qui est peintre (Il sculpte un « Buste de Madame Bouchard »). Il élèvera avec elle 3 enfants. En 1914-1918, comme de nombreux artistes il est mobilisé dans la section camouflage de l’armée française (à Amiens). Démobilisé, il rentre à Paris en février 1919.

En 1924 Face aux nombreuses commandes qui lui sont passées, il se fait construire un atelier à Auteuil, près de Paris (qui deviendra le Musée Henri Bouchard, fermé en mars 2007, pour être transféré à Roubaix). En 1925 : Il travaille pour le salon des arts décoratifs. De 1928 à 1929. Il est nommé Professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs De 1929 à 1945. Il est professeur et chef d’atelier à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris En 1930, il est élu membre agrégé étranger à l’Académie royale d’Anvers (au fauteuil du sculpteur Antoine Bourdelle) En 1933, il devient membre de l’Académie des Beaux-Arts de Paris. En 1939, il est nommé membre associé de l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles ; De 1940 à 1945 : Il est président du Salon des artistes français. En 1941 il fait un voyage en Allemagne à la demande de l’occupant nazi, avec 11 autres artistes (Despiau, Vlaminck, Friesz, Dunoyer de Segonzac, Van Dongen, Derain, Landowski et Paul Belmondo). Il signe un article sur ce voyage dans la revue L’Illustration. En 1942, 3 de ses sculptures sont détruites à la demande de l’occupant allemand ; le monument au maire de Beaune (à Beaune), Défrichement à Charleville-Mézières et Le faucheur à Aspet). En 1945,lors de l’épuration, il est suspendu de son emploi de professeur dans cette Académie et à l’école des Beaux-Arts pour sympathie avec l’ennemi (nazi) par un arrêté du 22 janvier 1945[1], avec interdiction d’exposer et de vendre ses œuvres durant 2 ans. En 1948, il produit Père Jacques, l’une de ses dernières grandes sculptures.

En 1960, il s’éteint à Paris, à 85 ans, laissant un atelier garni de nombreuses esquisses, plâtres et sculptures. Sa dépouille repose au cimetière d’Aiserey (Côte d’Or) avec celle de son épouse Suzanne Schneller.

En décembre 2006 est décidé par décret le transfert de l’atelier du sculpteur, préservé dans le 16e arrondissement de Paris depuis sa mort ainsi que 1 300 de ses œuvres, au musée de La Piscine à Roubaix.. L’atelier du sculpteur y sera remonté à l’identique et sera accessible au public en 2010.

Oeuvres au PL et Monuments funéraires : Tombe de Gabriel Pierné (Cimetière du Père Lachaise),

Tombe d’Albert Bartholomé (Cimetière du Père Lachaise),

Crédit photos : Portrait d’Henri Bouchard par Carolus duran

Crédit photos : Bartholomé - Pierné : Annie_photo (APPL 2009)

buste du général Grossetti (Cimetière du Père Lachaise)