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Comédiens - Metteurs en scène - Arts de la scène

BOUTTE Jean Luc (1947-1995)

13eme division
mercredi 31 décembre 2008.
 

comédien et metteur en scène

Né à Lyon, en 1947, Jean-Luc Boutté manifeste très tôt sa passion pour le théâtre en donnant des spectacles de marionnettes dans sa famille ou à l’école. Dès sa seconde année au conservatoire de Lyon, où il suit des cours d’art dramatique, il est engagé comme figurant par Roger Planchon pour jouer Shakespeare (Henri IV, Falstaff).

Marcel Maréchal lui confie son premier rôle dans les Chaises d’Eugène Ionesco. Il monte à Paris et entre à l’école de la rue Blanche. En 1968, il est reçu au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. À sa sortie, Pierre Dux l’engage comme pensionnaire à la Comédie-Française. Jugeant les règles et l’organisation sociale de cette institution contraignantes, il cherche à en modifier l’esprit ; la Comédie-Française ne doit pas être selon lui un musée mais un lieu de réflexion.

Il s’impose très vite dans les grands rôles classiques (Néron, Tartuffe, Shylock) comme dans les seconds rôles comiques (Corignon dans la Dame de chez Maxim de Georges Feydeau, Trissotin dans les Femmes savantes de Molière).

Nommé sociétaire en 1975, il monte et joue le Misanthrope de Molière, dans une relecture subversive. Suivent les Acteurs de bonne foi (1977) et la Double Inconstance (1977) de Marivaux, Dom Juan (1979), le Bourgeois gentilhomme (1986) et les Précieuses ridicules (1993) de Molière, Marie Tudor (1982), Le roi s’amuse (1991) et Lucrèce Borgia (1994) de Victor Hugo, l’Impresario de Smyrne de Carlo Goldoni (1985). Osées et denses, soulignées parfois d’un humour incisif, toutes ses mises en scène reposent sur une lecture minutieuse et dérangeante du texte.

Hormis une expérience lyrique décevante à l’Opéra de Paris (il Tabarro de Puccini, 1982), il connaît le succès sur d’autres scènes, avec notamment les Chaises d’Ionesco au Théâtre de la Colline en 1988, la Volupté de l’honneur de Luigi Pirandello en 1993 et Maître de Thomas Bernhard en 1995 au Théâtre Hébertot.

Jean Luc Boutté s’est éteint en 1995, victime d’une longue maladie. Il repose dans la 13e division.

Sources : MSN encyclopédie et divers.

Photos : Didier Muller (APPL 2017)

(APPL 2017)