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Hommes politiques - Représentants du Peuple - Ministres

BAROCHE Pierre Jules (1802-1871)

4eme division (1ere ligne, AB, 17)
dimanche 28 décembre 2008.
 

Homme d’etat et avocat

Pierre Jules Baroche, voit le jour à Paris le 18 novembre 1802 et mort à Jersey le 29 octobre 1870.

Avocat et homme politique français.

Ministre présidant le conseil d’État Président du Conseil d’État (30 décembre 1852-23 juin 1863.

Reçu avocat en 1823, il devient bâtonnier de l’ordre en 1846. Nommé député l’année suivante, il fait partie de l’opposition dynastique, prend part à l’organisation des Banquets destinés à obtenir une modification des conditions du cens électoral et signe l’acte d’accusation contre le ministère Guizot et Duchâtel.

En avril 1848, il est élu à l’ Assemblée nationale et vote avec les conservateurs.

A en mars et avril 1849, il est Procureur général de la Haute Cour de justice de Bourges, qui juge les "insurrectionnels" du 15 mai 1848 (Blanqui, Barbès, Raspail, Blanc...), accusés d’avoir voulu renverser la Commission exécutive à l’occasion d’une manifestation de soutien à la Pologne.

Il occupe la même fonction auprès de la Haute Cour de justice de Versailles chargée de juger, du 12 octobre au 15 novembre 1849, les responsables de la journée du 15 juin 1849.

En 1849, devenu vice-président de l’Assemblée législative, il essaya d’être un trait d’union entre la majorité parlementaire et le président de la République Louis Napoléon Bonaparte. Nommé ministre de l’intérieur par le prince-président en 1850, il prépare la loi du 31 mai, qui restreint le suffrage universel, et quitte le ministère en 1851, lorsque Louis-Napoléon Bonaparte demande le retrait de cette loi.

Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il est nommé vice-président de la commission consultative, puis vice-président et enfin président du Conseil d’État.

Il est chargé en 1860, comme ministre sans portefeuille, de défendre les idées du gouvernement devant le Corps législatif et le Sénat et devient ministre de la justice et des cultes (1863-1869) ; comme tel, il interdit aux évêques la publication du Syllabus. Lors de la chute de l’Empire, il était sénateur et membre du conseil privé.

Il est le père d’ Ernest Baroche. Ils reposent tous deux dans la même sépulture dans la 4e divion. Elle est ornée d’un buste du au talent du sculpteur A. Courtet.

Crédit photos : Portrait en pied, Eugène Disderi.

Sépulture Baroche, Jacques Senaeve