Navigation







Ecrivains - Littérateurs - Hommes de plume

CHALLEMEL LACOUR Paul Armand (1827-1896)

96eme division (3eme ligne, H, 31)
jeudi 25 décembre 2008.
 

Littérateur et homme politique

Paul-Armand Challemel-Lacour, voit le jour à Avranches le 19 mai 1827.

Littérateur, traducteur et Homme d’État français.

Après ses études à l’École normale supérieure, il enseigne la philosophie à Pau puis à Limoges. Ses opinions républicaines lui valent d’être arrêté en 1851 après le coup d’État de Napoléon III. Exilé au bout de quelques mois de détention, il voyage en Europe, donne des conférences en Belgique et devient professeur de littérature française à l’École polytechnique fédérale de Zurich en 1856.

Revenu en France après l’amnistie de 1859, son projet de cours sur l’histoire et l’art est immédiatement supprimé et il est obligé de vivre de sa plume en contribuant de façon régulière à des périodiques. Il assure la critique littéraire du Temps, gère la Revue des Deux Mondes et dirige la Revue politique.

Nommé préfet du Rhône à la chute du Second Empire en septembre 1870 par le gouvernement de défense nationale, il doit réprimer le soulèvement révolutionnaire à Lyon. Démissionnaire le 5 février 1871, il est élu à l’Assemblée nationale en janvier 1872 et, en 1876, au Sénat.

Siégeant d’abord à l’extrême gauche, son tempérament philosophique et critique n’était pas en harmonie avec les audaces de l’extrémisme français et son attitude envers les questions politiques s’est régulièrement modifié jusqu’à devenir sur la fin de sa vie le premier représentant du républicanisme modéré.

Du vivant de Gambetta, il fut néanmoins l’un de ses plus ardents défenseurs et, un temps, rédacteur de son organe, la République française. En 1879, il est nommé ambassadeur de France à Berne, puis à Londres en 1880. Peu diplomate, il démissionne en 1882 et devient ministre des Affaires étrangères en février 1883 dans le cabinet de Jules Ferry, mais se retire en novembre de la même année.

Son éloquence claire et raisonnée l’a placé en tête des orateurs français de son époque. Élu vice-président du Sénat en 1890, il succède à Jules Ferry au fauteuil de président du 27 mars 1893 au 16 janvier 1896, où il se distingue par la vigueur avec laquelle il soutient le Sénat contre les empiètements de la Chambre avant que sa santé chancelante ne le force à démissionner en 1896.

Élu à l’Académie française en 1893, il a, outre ses propres ouvrages dont certains ont été traduits en allemand et en turc, lui-même effectué des traductions et procédé à la publication des œuvres de Louise d’Épinay en 1869.

Il nous a laissé : Œuvres oratoires, Paris, C. Delegrave, 1897, Études et réflexions d’un pessimiste, Paris, Charpentier, 1901, Un bouddhiste contemporain en Allemagne, Arthur Schopenhauer, Paris, Bureau de la Revue des Deux Mondes, 1870, La Philosophie individualiste ; étude sur Guillaume de Humboldt, Paris, G. Baillière, 1864, Études et réflexions d’un pessimiste : suivi de, Un bouddhiste contemporain en Allemagne, Arthur Schopenhauer, Paris, Fayard, 1993, Le Salon de 1866, Paris, 1866.

On lui doit également des traductions : Heinrich Ritter, Histoire de la philosophie moderne, Traduction française de l’allemand précédée d’une introduction par P. Challemel-Lacour, Paris, Ladrange, 1861, Giacomo Leopardi, Paradoxes philosophiques, Traduits de l’italien par Paul-Armand Challemel-Lacour avec une préface, Paris, Champion, 1914.

Il fut l’éditeur de : Louise Florence Pétronille Tardieu d’Esclavelles d’Épinay, Lettres à mon fils, Éd. par Paul-Armand Challemel-Lacour, Paris, A. Sauton, 1869.

Paul Armand Challemel Lacour s’est éteint à Paris 26 octobre 1896.

Sources : Académie Française, Chalemel Lacour.