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Comédiens - Tragédiens - Comédie Française

COMEDIE FRANCAISE (sépulture de la)

19eme division (1ere ligne)
jeudi 18 décembre 2008.
 

Sépulture de la Comédie Française

Cette sépulture regroupe plusieurs comédiens français du XIXe siècle. Sept grands noms de la Comédie Française reposent ici.

Parmi eux :

Joseph-Jean-Baptiste Albouy, dit Dazincourt est un acteur français né à Marseille le 11 décembre 1747 et mort à Paris le 28 mars 1809.

Élevé chez les oratoriens, Dazincourt entre au service du maréchal de Richelieu en 1766 et s’essaie à la comédie de société. Ayant décidé d’en faire sa profession, il quitte Paris en secret et se rend à Bruxelles pour suivre les conseils de D’Hannetaire, alors au sommet de sa réputation.

Après avoir joué au Théâtre de la Monnaie de 1771 à 1776, Dazincourt retourne à Paris et débute à la Comédie-Française le 21 novembre 1776 dans le rôle de Crispin des Folies amoureuses de Jean-François Regnard. Il devient sociétaire de ce théâtre en 1778 et le restera jusqu’à sa mort.

Le Mercure de France de décembre 1776 commente ainsi ses débuts : « Cet Acteur a un talent formé, un jeu raisonné, beaucoup d’intelligence, de finesse & de vérité. Il est bon comédien, sans être farceur, & plaisant sans être outré ».

Dans la nuit du 2 septembre 1793, il fut arrêté, avec 12 autres acteurs du Théâtre-Français restés fidèles à la monarchie, en tant que «  suspect », et enfermé à la prison des Madelonnettes, pour avoir joué une représentation théâtrale jugée séditieuse : Pamela.

Le plus grand rôle de Dazincourt aura été sans conteste celui de Figaro dans Le Mariage de Figaro et dans Le Barbier de Séville.

L’année de sa mort paraissent ses Mémoires, publiés par Henri-Alexis Cahaisse.

Antoine MICHOT, voit le jour en 1765, mort en 1826, acteur du boulevard, puis de la Comédie-Française, débuta en 1781 au théâtre de l’Ambigu-Comique, où il joua avec succès Guillot Gorju, amant de Margot, dans Carmagnole et Guillot Gorju, tragédie pour rire en un acte, en vers, par Dorvigny et Dancourt, représentée le 2 janvier 1782. En 1785, Michot s’engagea au théâtre des Variétés du Palais-Royal (anciennes Variétés-Amusantes) et y créa une grande quantité de rôles, parmi lesquels on remarque Déli dans la Loi de Jatab, ou le Turc à Paris, comédie en un acte, en vers, par Dumaniant, représentée le 22 janvier 1787 ; un sauvage, dans le Français en Huronie, comédie en un acte, en vers, par Dumaniant, représentée le 30 avril 1787 ; Frontin, dans les Défauts supposés, comédie en un acte, en vers, par Sedaine de Sarcy, représentée le 28 janvier 1788 ; Halifax, dans le Duc de Montmouth, comédie héroïque en trois actes, en prose, par Bodard de Tézay, représentée le 4 novembre 1788, etc., etc. En 1791, quand les Variétés du Palais-Royal changèrent de nom et prirent le titre de Théâtre-Français de la rue de Richelieu (c’est la Comédie-Française actuelle), Michot ne parut pas déplacé sur cette scène, où brillaient Julie Candeille, Monvel, Talma, Dugazon, etc., et il continua à remplir avec succès les rôles qui exigeaient du naturel, de l’aisance et de la rondeur.

Étienne Meynier, dit Saint-Fal, (ou Saint Phal) est un acteur français né à Paris le 10 juin 1752 et mort à Paris le 22 novembre 1835.

Après avoir joué dans une troupe d’amateurs, il est engagé dans celle de Mademoiselle Montansier à Versailles, puis se rend à La Haye où il reste trois ans.

Il joue ensuite à Lyon en 1781, puis au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.

Le 8 juillet 1782, Saint-Fal débute à la Comédie-Française dans Gaston et Bayard de Belloy. Reçu à l’essai le 17 mars 1783, il l’est définitivement le 25 mars de l’année suivante.

À la Révolution française, Saint-Fal est dénoncé par La Bussière et jeté en prison. À sa libération, il rejoint Mademoiselle Raucourt au Théâtre Louvois et donne alors la pleine mesure de son talent. Dans la nuit du 2 septembre 1793, il fut de nouveau arrêté, avec 12 autres acteurs du Théâtre Français restés fidèles à la monarchie, en tant que "suspect", et enfermé à la prison des Madelonnettes, pour avoir joué une représentation théâtrale jugée sédicieuse : "Pamela". Lors de la réunion des deux troupes de comédiens français, il prend la relève de son modèle, l’acteur Molé, et devient doyen de la Comédie-Française. Il se retire en 1824, onze ans avant sa mort.

Melle Emilie LEVERD, voit le jour en 1784, et tira, de fort bonne heure, parti de son joli visage.

Elle entra très-jeune encore dans le corps des ballets de l’Opéra.

Elle débuta à la comédie française en 1808, où les succès qu’elle obtint parvinrent à guérir les fréquentes migraines de Mlle Mars, son chef d’emploi.

M. d’Arlincourt appelle les forêts les cathédrales de la nature ; on pourrait dire avec autant de raison que Mlle Leverd est la cathédrale de la scène.

Emilie LEVERD s’est éteinte à Paris, aprés une carrière exceptionnelle, en 1843.

Alexandre Michel ARMAND DAILLY voit le jour en 1777. Il fut comédien de grand renom à l’ancien Odéon et à la Comédie Française.

Voici ce qu’en dit l’annuaire des comédiens (XVIIIe-XIXe siècle) :

L’ancien Odéon avait Armand Dailly au nombre de ses pensionnaires. Les habitués du quartier du Luxembourg se divertissaient fort devant son visage comique, et s’amusaient beaucoup de son jeu burlesque.

Crispin médecin et la famille Glinet, dans lesquels Armand Dailly plut généralement, contribuèrent principalement à le faire remarquer.

De l’Odéon, Dailly prit sa course et se dirigea vers le Gymnase qui se félicita de sa franchise drôlatique, de sa plaisante tournure, et ne consentit à s’en déssaisir qu’au mois de mars 1825, époque à laquelle Armand Dailly débuta à la Comédie-Française par le rôle de Monsieur de Pourceaugnac.

Sa physionomie expressive et niaise, son rire naturel et épanoui, convinrent à la salle entière, et le Limousin baffoué, servit de sauf conduit au récipiendaire.

Dailly est en effet trés divertissant sous l’habit chamaré du nouveau débarqué du coche. Dailly tient l’emploi de Baptiste Cadet.

Alexandre Michel Armand Dailly s’est éteint en 1845.

Melle Eulalie DESBROSSES voit le jour en 1766. Elle monta trés tôt sur les planches. Comédienne appréciée, bonne camarade, le grand Dazincourt la prit sous son aile et alla jusqu’à en faire sa légataire universelle. Il faut dire que cette jeune personne eut toujours plein d’attentions pour ce comédien de grand renom. elle s’est éteinte en 1858 à Paris.

Edouard DAVID voit le jour en 1794. Comédien français. Il s’est éteint en 1866.

Crédit photo : Annie_photos (APPL 2008)