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Chanteuses lyriques - Arts de l’Opéra

PATTI Carlotta (1835-1889)

28 eme division
dimanche 14 décembre 2008.
 

Artiste lyrique, soeur d’Adelina

Carlotta Patti, chanteuse d’Opéra, soeur ainée d’Adelina Patti, voit le jour à Florence (Italie) en 1840.

Elle est la fille de Salvatore Patti, originaire de Sicile et ténor lyrique de son état. Il s’est produit pour la première fois le 4 octobre 1848, à Philadelphie (USA).

Sa mère, elle aussi artiste portait le nom de scène de Barilli. La jeune Carlotta commence sa carrière en tant que pianiste, elle étudie sous la férule d’Henri Herz. Mais, trés vite, elle abandonne le piano pour cultiver sa voix, possédant un organe vocal exceptionnel.

Sa première apparition publique a lieu à New York en 1861, lors d’un concert, l’année suivante, elle chante à l’Opéra.

La nature l’a dotée d’une claudication qui interfère quelque peu avec son jeu de comédienne sur la scène lyrique.

La guerre civile (guerre de sécession (1861-1865)vient boulverser ses plans et la force à quitter les Etats Unis pour l’Europe. Elle chante en Angleterre le 16 avril 1863.

Elle donne plus de cinquante concerts à Londres et est invitée à se produire devant la reine Victoria. Aux cours des six années suivantes, elle donne plus de cent concerts dans tous les pays du vieux continent avec toujours le même succès.

Sa voix est l’une des sopranos les plus élevées connues. Elle retourne à New York en 1869. elle se partage entre les deux continents.

Parmi ses rôles, celui de la Reine de la Nuit de Mozart, dans la Flute enchantée, un des plus difficiles du répertoire, lui donne ses lettres de noblesse dans son art.

Elle convole en justes noces le 3 septembre 1879, avec Ernt de Munck de Weimar. Carlotta Patti s’est éteinte à Paris le 27 juin 1889.

Sa sépulture est ornée d’un médaillon en bronze et d’une inscription, oeuvre de Alphonse Karr.

Ah je vous reconnait, chère petite Orphée

C’est vous cette filleule a laquelle une fée

Fit au temps de Perrault un don si merveilleux

Que veulent en vain mettre au rangs des Contes bleus

Seuls les gens envieux et tristes.

Oui le don est réel, car je vois et j’entends

Emeraudes, Rubis,Topazes, Améthystes

Ruisseler a travers les perles de vos dents.

A Carlotta Patti, Nice, septembre 1866

Alphonse Karr