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DERAISMES Maria (1828-1894)

31eme division
jeudi 4 décembre 2008.
 

Femme de lettres et féministe

Maria Deraismes est une féministe et femme de lettres française née le 17 août 1828 à Paris et décédée le 6 février 1894. Elle est la première femme à avoir été initiée à la franc-maçonnerie en fin du XIX° siècle.

Le hasard lui donne l’occasion de mettre en valeur ses dons naturels d’oratrice : les rédacteurs du journal l’Opinion Nationale, M. Labbé et Léon Bicher, organisateurs des conférences du Grand Orient de France, l’invitent à y prendre la parole.

De 1866 à 1870, Maria Deraismes développe dans de multiples conférences des sujets divers sur la morale, l’histoire, la littérature,...

Considérée comme une apôtre de l’émancipation féminine, elle fonde et préside la première présidente de l’Association pour le droit des femmes en 1869, avec Paule Minck, Louise Michel et Léon Richer.

Après la guerre de 1870, Maria Deraismes, vaillante propagandiste de la jeune République défend les idées démocratiques, et en 1876, elle fonde la Société pour l’amélioration du sort de la femme.

Elle entreprend alors une nouvelle série de conférences sur les Droits des Enfants, le Suffrage Universel... En 1881, elle organise, avec Victor Poupin, le 1er Congrès anticlérical au G.O.D.F. Victor Schoelcher lui laisse diriger l’essentiel des travaux.

En janvier 1882, une loge maçonnique régulièrement constituée, Les Libres-Penseurs à l’Orient du Pecq, membre de la « Grande Loge symbolique écossaise », se prépare à l’initier. La GLSE ayant refusé de donner son accord, cet atelier proclame son autonomie le 9 janvier pour procéder son initiation le 14 janvier.

Pour ne pas causer d’ennuis à ses frères précurseurs , elle se retire ensuite, et la loge du Pecq rejoint, sans elle, son obédience d’origine peu de temps après. Mais Maria Deraismes ne reste pas pour autant inactive : Le docteur Georges Martin, ardent féministe et cherchant à faire admettre les femmes dans la maçonnerie, l’aide dans cette tâche.

Onze ans après, Maria Deraismes réunit chez elle, les 1er juin 1892 et 4 mars 1893, seize dames de la bourgeoisie républicaine à qui elle va donner la Lumière Maçonnique. Assistée de Georges Martin, elle leur confère le premier grade symbolique d’ apprenti-maçon le 14 Mars 1893 ; celui de compagnon le 24 mars et celui de maître le 1er avril.

En tant que Vénérable fondatrice, elle fait procéder le 4 avril à l’élection des officiers et à la lecture des articles de la Constitution déposée au Ministère de l’Intérieur et à la Préfecture de Police, articles qui furent adoptés par vote.

La « Grande Loge Symbolique Écossaise "Le Droit Humain" » est ainsi définitivement constituée qui deviendra, très vite l’ Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».

Maria Deraismes ne verra pas le couronnement de son oeuvre. Le mal dont elle souffrait l’emporte le 6 février 1894. La tâche d’organisation et de développement du Droit Humain reviendra alors au docteur Georges Martin.

Sa sépulture est ornée d’une plaque et d’un médaillon en bronze, oeuvre du sculpteur Daniel Dupuis. Cette tombe est régulièrement entretenue et reçoit beaucoup de visiteurs.

Sources : Wikipédia et divers

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)