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Ecrivains - Auteurs dramatiques - Librettistes

HALEVY Ludovic (1834-1908)

3eme division (5eme ligne, 25)
mardi 2 décembre 2008.
 

Auteur dramatique et librettiste

Ludovic Halévy, voit le jour à Paris le 1er janvier 1834. C’est un auteur dramatique, librettiste d’opérettes et d’opéras, et également romancier français.

Ludovic Halévy entra dans l’administration en 1852. Il fut notamment rédacteur au Corps législatif, puis chef de bureau au ministère des Colonies. Il collabora avec le duc de Morny au Corps législatif, et aussi pour le livret de son opérette Monsieur Choufleuri restera chez lui, mise en musique par Jacques Offenbach (1861). Sa carrière littéraire prit rapidement un tour suffisamment favorable pour lui permettre de quitter l’administration en 1865.

Il collabora pour de nombreux livrets d’opérettes avec Léon Battu, Hector Crémieux, et surtout Henri Meilhac (1831-1897), avec qui il donna les livrets des plus célèbres opérettes de Jacques Offenbach dont La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867) et La Périchole (1869) et aussi de Carmen de Georges Bizet (1875).

Le duo composa également des vaudevilles et des comédies (Les Brebis de Panurge, 1863 ; Fanny Lear, 1868 ; Froufrou, 1869 ; Tricoche et Cacolet, 1872 ; Le Prince, 1876 ; La Cigale, 1877 ; Le Mari de la débutante, 1879).

Dans cette collaboration de vingt ans, il est difficile de déterminer ce qui revient à Meilhac et ce qu’on doit à Halévy. Si l’on en juge par les œuvres que ce dernier signa seul, il avait, avec autant d’esprit et d’alacrité que son co-équipier, plus de goût, de raffinement, de profondeur et d’humanité, et aussi moins de loufoquerie et d’imagination.

Seul, Halévy créa les personnages de la famille Cardinal, symbole de la petite bourgeoisie parisienne pompeuse, pédante et méchante. Il est également l’auteur de deux romans, L’Abbé Constantin (1882) et Criquette (1883), qui furent de très grands succès de librairie à la fin du XIXe siècle. En rupture avec la noirceur des romans naturalistes, ils dépeignaient un monde certes réaliste mais où tous les personnages sont bons et vertueux.

Ce succès lui ouvrit les portes de l’Académie française, où il fut élu le 4 décembre 1884, au fauteuil 22, succédant à Joseph Othenin d’Haussonville. Sa réception officielle eut lieu le 4 février 1886. Il y soutint, en vain, les nombreuses candidatures de son ami Émile Zola et cessa quasiment d’écrire.

Vers 1878, Ludovic Halévy, flanqué de sa cousine Geneviève Bizet, future Madame Straus et hôtesse d’un célèbre salon littéraire, recevait le tout Paris artistique et littéraire, lors des « jeudi de Ludovic » dans son appartement 22 rue de Douai où se côtoyaient Edgar Degas, Gustave Moreau, Louis Édouard Dubufe, Édouard Manet, John Lemoinne, Georges Ohnet, Charles Gounod, Henri Meilhac, Charles Haas, le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, Guy de Maupassant, Alexandre Guiraud, Georges de Porto-Riche, Émile Straus ou Robert de Montesquiou.

Ludovic Halévy était le fils du polygraphe Léon Halévy (1802-1883) et le neveu du compositeur Jacques Fromental Halévy (1799-1862).

Sa cousine, Geneviève Halévy, fille de Jacques Fromental Halévy épousa Georges Bizet en 1862 puis Émile Straus.

Ludovic Halévy est décédé en 1908, à Paris.

La chapelle, sépulture de la famille Halévy, était surmontée à l’origine, d’une statue en pied du compositeur Jacques Halévy, elle s’est brisée sous l’orage et seule la partie supérieure figure actuellement sur le monument. A l’intérieur se trouve un buste en marbre, oeuvre de Mme Halévy en 1863.

sur la paroi de dos de la chapelle sont gravés ces mots :

"Ce monument érigé par souscription à la mémoire de Fromental Halévy a été inauguré le 17 mars 1864."

Hippolyte Lebas, architecte

Francisque Duret, statuaire

Crédit photos : Annie_photos (APPL 2008)